Un médecin italien inspecte un appareil médical dans un hôpital de campagne mis en place sur le campus de l'Université libanaise à Hadeth, le 8 septembre 2020. Photo AFP / ANWAR AMRO
Les importateurs de matériel médical et de laboratoire ont cessé à partir de ce vendredi de livrer leurs produits "sauf pour les cas urgents", contestant le fait que la Banque du Liban (BDL) ne couvre qu'une partie de leurs achats en dollars, alors que le Liban subit de plein fouet une crise économique et financière sans précédent.
Face à la dévaluation de la livre face aux devises étrangères, la BDL avait mis en place un mécanisme de subvention pour les produits importés de première nécessité, dont le matériel médical. Dans un communiqué publié jeudi, le syndicat des importateurs indique que la Banque centrale n'a subventionné qu'à hauteur de 30% l'importation de ces produits, précisant que seules 80 sur les 240 millions de dollars prévus ont été débloquées, une situation qui menace de banqueroute les sociétés importatrices.
Le syndicat, qui dénonce dans un communiqué le non-paiement par certains hôpitaux de leurs factures, a donc décidé de cesser la livraison de ces produits jusqu'à ce qu'il obtienne des garanties pour faciliter les transferts bancaires en devises étrangères et éviter la faillite des sociétés importatrices.


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