Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a annoncé hier dans un communiqué la fermeture d’aujourd’hui à lundi des bureaux de la direction des installations pétrolières à Hazmieh, après qu’un des membres du personnel eut « été en contact avec une personne infectée par le Covid-19 ».
Le ministère a précisé que l’ensemble des effectifs travaillant sur place allaient être testés d’ici au début de la semaine prochaine, ajoutant que la fermeture ne concernait pas les bâtiments des installations situées à Tripoli (Liban-Nord) et Zahrani (Liban-Sud) où sont livrées les cargaisons de mazout et d’essence qui permettent d’alimenter une partie du marché local. La direction se partage le marché avec une dizaine d’importateurs locaux.
Par ailleurs, la Direction de la protection du consommateur rattachée au ministère de l’Économie et du Commerce a indiqué avoir effectué des inspections dans le Akkar, afin notamment de vérifier l’état réel des stocks des stations-service affirmant être en rupture. Le pays vit depuis plusieurs semaines dans la crainte d’une pénurie de carburant et d’une hausse massive de son prix en raison de plusieurs facteurs, dont l’arrêt possible des subventions mises en place par la Banque du Liban (BDL), une mesure financée via ses réserves en devises et censée limiter l’inflation sur ce produit. Le marché libanais subit également le contrecoup de la contrebande à destination de la Syrie, dont le régime est lourdement sanctionné par les États-Unis notamment.

