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Amazonie

Bolsonaro fustige les menaces "désastreuses et gratuites" de Biden



Bolsonaro fustige les menaces

Le président brésilien Jair Bolsonaro à Brasilia, le 28 septembre 2020. REUTERS/Adriano Machado

Le président brésilien Jair Bolsonaro a condamné mercredi sur Twitter les déclarations "gratuites et désastreuses" du candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden, qui a menacé son pays de sanctions économiques à cause de la déforestation en Amazonie.

Le dirigeant d'extrême droite a qualifié ces menaces de "lamentables", insistant sur le fait que la "souveraineté" du Brésil n'était "pas négociable".

"En tant que chef d'Etat qui a rapproché les relations entre le Brésil et les Etats-Unis comme jamais auparavant, après des décennies de gouvernements hostiles aux États-Unis, il est vraiment difficile de comprendre une déclaration aussi désastreuse et inutile", a écrit le dirigeant d'extrême droite sur Twitter. "Quelle honte, M. John Biden ! Quelle honte !" a-t-il ajouté dans sa série de messages, en se trompant sur le prénom de l'ex vice-président américain.

Lors du très houleux premier débat télévisé mardi avec le président Donald Trump -- climato-sceptique comme Jair Bolsonaro --, Joe Biden a promis en cas de victoire de réunir avec d'autres pays une aide de 20 milliards de dollars pour aider le plus grand pays d'Amérique Latine à freiner la déforestation.

"Voici 20 milliards de dollars. Stoppez la déforestation. Si vous le ne faites pas, il y aura des conséquences économiques significatives", a lancé le candidat démocrate mardi soir lors du débat, entraînant un réponse ironique du ministre brésilien de l'Environnement, Ricardo Salles, mercredi sur Twitter: "juste une question, l'aide de 20 milliards de dollars de Biden, c'est par an?"

M. Bolsonaro a lui haussé le ton et estimé que le Brésil n'accepterait pas "de lâches menaces contre notre intégrité territoriale et économique". "L'avidité de certains pays envers l'Amazonie est un fait bien connu. Cependant, la démonstration explicite de cette avidité par quelqu'un qui se présente à la présidence de son pays est un signe clair de mépris pour une coexistence cordiale et fructueuse", a encore lancé le président brésilien.

"Forêts dévastées"

Allié de l'administration Trump, le gouvernement Bolsonaro est sous pression internationale, y compris de la part d'investisseurs inquiets de l'avancée de la déforestation et de la recrudescence des incendies en Amazonie. La surface d'aires déboisées dans la plus grande forêt tropicale de la planète a augmenté de 85% sur un an en 2019, première année de mandat du président d'extrême droite.

Sur les huit premiers mois de 2020, la surface déboisée n'a baissé que de 5% par rapport à la même période de l'année dernière, et les feux de forêt continuent de faire rage, en Amazonie et au Pantanal, au Sud de la plus grande forêt tropicale au monde.

La semaine dernière, lors de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU, le président Bolsonaro a dénoncé "une campagne de désinformation brutale" sur l'Amazonie et le Pantanal. Il a également affirmé que les incendies étaient provoqués par des indigènes qui employaient des techniques traditionnelles de brûlis itinérants, une version réfutée par les écologistes et de nombreux dirigeants autochtones, dont le cacique emblématique Raoni Metuktire.

Lors du débat de mardi, Biden, en position favorable dans les sondages, a promis que, s'il était élu, les Etats-Unis adhèreraient à nouveau l'accord de Paris sur le climat. "Nous rejoindrons l'accord de Paris parce que, depuis que nous en sommes sortis (sur décision de Donald Trump), regardez ce qui se passe. Tout est en train de tomber en morceaux. Les forêts tropicales du Brésil, qui absorbent plus de Co2 que les émissions des Etats-Unis, sont en train d'être dévastées", a-t-il déclaré. 


Le président brésilien Jair Bolsonaro a condamné mercredi sur Twitter les déclarations "gratuites et désastreuses" du candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden, qui a menacé son pays de sanctions économiques à cause de la déforestation en Amazonie.

Le dirigeant d'extrême droite a qualifié ces menaces de "lamentables", insistant sur le...