Rechercher
Rechercher

Cardiologie

Le tabac responsable de 20 % des décès dus aux cardiopathies coronariennes

Près de deux millions de personnes meurent chaque année de maladies cardiaques provoquées par le tabac, selon un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale du cœur.

Le tabac responsable de 20 % des décès dus aux cardiopathies coronariennes

Un décès sur cinq dus à une maladie cardiaque est lié au tabagisme, selon un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale du cœur célébrée aujourd’hui. Photo d’illustration Bigstock

Une fois de plus, les effets néfastes du tabac sur la santé sont remis sur le tapis. Il est ainsi responsable du décès d’environ 1,9 million de personnes par an des suites de maladies cardiaques liées à sa consommation, selon un rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Fédération mondiale du cœur et l’Université de Newcastle en Australie à la veille de la Journée mondiale du cœur célébrée aujourd’hui.

Aussi, un décès sur cinq dus à une maladie cardiaque est lié au tabagisme, avertissent les auteurs du rapport, qui invitent instamment tous les fumeurs à renoncer au tabac pour éviter une crise cardiaque. Ils précisent que les fumeurs sont plus susceptibles de subir un accident cardio-vasculaire aigu à un plus jeune âge que les non-fumeurs.

Il suffit de quelques cigarettes par jour, de tabagisme occasionnel ou d’exposition à la fumée secondaire pour que le risque de maladie cardiaque augmente. Toutefois, si les consommateurs de tabac arrêtent immédiatement de fumer, leur risque de développer une maladie cardiaque diminuera de 50 % au bout d’un an, selon les auteurs.

« Compte tenu des données factuelles sur le tabac et la santé cardio-vasculaire dont on dispose actuellement et des avantages pour la santé de l’arrêt du tabac, ne pas proposer de services de sevrage aux patients atteints de cardiopathies pourrait être considéré comme une faute ou une négligence clinique, affirme dans ce cadre le Dr Eduardo Bianco, président du groupe d’experts sur le tabac de la Fédération mondiale du cœur. Les sociétés de cardiologie devraient former leurs membres au sevrage tabagique, mais aussi promouvoir, voire piloter, les efforts de sensibilisation à la lutte antitabac. »

Toujours selon ce document, le tabac sans fumée est responsable d’environ 200 000 décès par an dus à des cardiopathies coronariennes (maladies des artères coronariennes qui vascularisent le cœur). La cigarette électronique provoque elle aussi une augmentation de la tension artérielle, ce qui accroît le risque de maladies cardio-vasculaires.

De plus, l’hypertension et les cardiopathies augmentent le risque de développer une forme grave du Covid-19. D’après une récente enquête menée par l’OMS, 67 % des personnes décédées en Italie du Covid-19 souffraient d’hypertension artérielle et 43 % des personnes qui ont contracté le coronavirus en Espagne présentent une cardiopathie.

« Il incombe aux gouvernements de protéger la santé de leur population et de contribuer à faire reculer l’épidémie de tabagisme, insiste de son côté le Dr Vinayak Prasad, qui dirige l’Initiative pour un monde sans tabac, de l’OMS. En faisant de nos communautés des environnements sans tabac, on réduit le nombre d’admissions à l’hôpital liées au tabac, ce qui est de la plus haute importance dans le contexte de la pandémie actuelle. »

Source : OMS


Une fois de plus, les effets néfastes du tabac sur la santé sont remis sur le tapis. Il est ainsi responsable du décès d’environ 1,9 million de personnes par an des suites de maladies cardiaques liées à sa consommation, selon un rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Fédération mondiale du cœur et l’Université de Newcastle en Australie à la veille...

commentaires (0)

Commentaires (0)