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Libye

Le Premier ministre libyen dénonce le comportement des milices armées


Le Premier ministre libyen dénonce le comportement des milices armées

Le chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU, Fayez al-Sarraj. Photo d'archives AFP

Le chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU, Fayez al-Sarraj, a dénoncé jeudi devant l'Assemblée générale annuelle de l'Organisation le comportement des milices armées dans son pays, qui risquent de mettre en péril le fragile cessez-le-feu observé.

Dans son allocution vidéo, pré-enregistrée pour l'Assemblée qui se tient essentiellement virtuellement à cause de la pandémie, le responsable, qui a annoncé vouloir quitter ses fonctions d'ici fin octobre, a salué les engagements des dirigeants politiques dans l'est de la Libye, opposés à son pouvoir, à arrêter la violence et reprendre la production pétrolière.

"Cependant, nous n'avons pas vu de coopération des groupes armés et de milices agressives", a-t-il souligné. "En fait, nous n'avons vu que des déclarations hostiles de leur porte-parole et des violations commises par leurs forces", a-t-il précisé. "En conséquence, elles seront tenues pour responsables de toute confrontation militaire et d'éventuelles destructions et victimes qui en découleront".

Le gouvernement de Fayez al-Sarraj est soutenu depuis la fin de l'année dernière par la Turquie. Son opposant dans l'est, le maréchal Khalifa Haftar, a de son côté un appui notamment de l'Egypte, des Emirats Arabes Unis et de la Russie. Fayez al-Sarraj a demandé le soutien des Nations unies pour organiser des élections. "Les Libyens ont attendu trop longtemps pour ces élections", a-t-il déploré.

Après des mois de divisions entre membres du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, doit nommer prochainement un nouvel émissaire pour la Libye, afin de succéder au Libanais Ghassan Salamé, démissionnaire début mars pour raison de santé. Parmi les noms qui circulent figure celui de l'actuel émissaire pour le Proche-Orient, le Bulgare Nickolay Mladenov.

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, l'Allemagne a prévu d'organiser une visioconférence sur la Libye à un niveau ministériel le 5 octobre afin de relancer les efforts de paix dans ce pays, en chaos depuis la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi.


Le chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU, Fayez al-Sarraj, a dénoncé jeudi devant l'Assemblée générale annuelle de l'Organisation le comportement des milices armées dans son pays, qui risquent de mettre en péril le fragile cessez-le-feu observé.

Dans son allocution vidéo, pré-enregistrée pour l'Assemblée qui se tient...