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Libertés publiques

L’ordre des rédacteurs dénonce la convocation de Naufal Daou devant la police criminelle

Journalistes contre la violence appelle à un rassemblement massif devant le Palais de justice aujourd’hui.

L’ordre des rédacteurs dénonce la convocation de Naufal Daou devant la police criminelle

Naufal Daou doit comparaître devant la justice parce qu’il avait critiqué l’importation de médicaments iraniens non testés auparavant par des laboratoires européens. Photo ANI

Le journaliste Naufal Daou, une des figures opposantes au pouvoir, doit comparaître ce matin devant la police criminelle à la suite d’une plainte déposée contre lui par le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, un proche du Hezbollah. « On m’accuse de porter atteinte au sentiment d’appartenance nationale à cause d’une publication sur Twitter il y a sept mois. J’y avais critiqué les médicaments iraniens introduits sur le marché libanais sans avoir été testés auparavant par des laboratoires européens », avait expliqué M. Daou à L’Orient-Le Jour il y a deux jours.

Sa convocation a été dénoncée hier par le président de l’ordre des rédacteurs, Joseph Kossaïfi, et l’ONG Journalistes contre la violence. Dans un communiqué, M. Kossaïfi a réaffirmé son opposition à « la convocation de journalistes devant la police criminelle dans des affaires liées à leurs écrits, surtout s’ils sont membres des ordres de la presse ou des rédacteurs ». Soulignant que les convocations de journalistes « se sont multipliées récemment », il a indiqué que dans le cas de M. Daou, il appartient au tribunal des imprimés de se pencher sur cette affaire.

De son côté, l’ONG Journalistes contre la violence a estimé qu’en convoquant Naufal Daou devant la police criminelle, « le pouvoir prouve encore une fois sa faillite et son incohérence ». « Il emprunte une voie contraire à tous les usages, les lois et les valeurs », a déploré l’ONG pour qui les révélations de M. Daou au sujet des médicaments iraniens « commandaient l’ouverture d’une enquête de la part des autorités, et non pas des poursuites contre ceux qui font leur devoir de journaliste ». À l’instar de l’ordre des rédacteurs, Journalistes contre la violence a affirmé que M. Daou devrait être entendu par le tribunal des imprimés et souligné que les poursuites s’inscrivent « dans le cadre de l’intimidation politique à des fins vindicatives ».

L’ONG a appelé les journalistes et les activistes à participer au rassemblement de solidarité qui sera organisé aujourd’hui à 11h devant le Palais de justice « pour faire parvenir un même message au pouvoir, à savoir que sa chute sera entraînée par la bataille pour la défense des libertés ».


Le journaliste Naufal Daou, une des figures opposantes au pouvoir, doit comparaître ce matin devant la police criminelle à la suite d’une plainte déposée contre lui par le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, un proche du Hezbollah. « On m’accuse de porter atteinte au sentiment d’appartenance nationale à cause d’une publication sur Twitter il y a sept mois. J’y...

commentaires (2)

Si le soit disant ministre démissionnaire de la santé était droit dans ses baskets, il n’aurait pas eu recours à un tel procédé. Quand on est clean et irréprochable, on ne craint pas les écrits des journalistes. Mais quand on a quelque chose à se reprocher, le moindre écrit peut être interprété comme une agression personnelle. Ce qui semble être le cas. En tous cas, pour rien au monde, je ne prendrai un médicament iranien, j’aurai trop peur d’être transformé en chat persan ...

Liberté de Penser

09 h 18, le 23 septembre 2020

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Commentaires (2)

  • Si le soit disant ministre démissionnaire de la santé était droit dans ses baskets, il n’aurait pas eu recours à un tel procédé. Quand on est clean et irréprochable, on ne craint pas les écrits des journalistes. Mais quand on a quelque chose à se reprocher, le moindre écrit peut être interprété comme une agression personnelle. Ce qui semble être le cas. En tous cas, pour rien au monde, je ne prendrai un médicament iranien, j’aurai trop peur d’être transformé en chat persan ...

    Liberté de Penser

    09 h 18, le 23 septembre 2020

  • Encore une preuve du contrôle exercé par le Hezbollah sur les institutions. Et avec ça ils se plaignent de ne pas avoir leur mot à dire dans la formation du gouvernement. On veut contrôler les ressources du pays sans avoir à assumer les responsabilités de l'exercice du pouvoir et en se présentant comme "les déshérités". IMPOSTEURS !! Le jour viendra où tous vos complices dans les administrations publiques seront jugés pour avoir voulu dissimuler votre imposture.

    Citoyen libanais

    08 h 59, le 23 septembre 2020