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Diplomatie

Entretien téléphonique entre le prince héritier de Bahreïn et le Premier ministre d'Israël

Entretien téléphonique entre le prince héritier de Bahreïn et le Premier ministre d'Israël

Le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad Al-Khalifa. Photo d'archives AAMIR QURESHI/AFP/Getty Images

Le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad al-Khalifa et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ont discuté de coopération entre leurs deux pays lors d'un entretien téléphonique, a rapporté mardi l'agence de presse officielle bahreïnie. Le prince héritier du petit royaume arabe du Golfe a souligné "l'importance de renforcer la sécurité et la paix mondiales et de poursuivre les efforts pour soutenir la paix, la stabilité et la prospérité", selon l'agence.

Il s'agit du premier entretien téléphonique annoncé entre les deux pays depuis la signature d'un accord normalisant leurs relations la semaine dernière. Selon l'agence bahreinie, le prince héritier a souligné que l'accord "consolide les fondations de la sécurité, de la stabilité et la prospérité dans la région". L'entretien a porté sur "les domaines de coopération bilatérale" dans le cadre de l'accord entre les deux pays "ainsi que sur la situation dans la région et dans le monde".

Dans un tweet en hébreu mardi soir, le Premier ministre israélien a fait état d'un "entretien aujourd'hui avec le prince Salmane ben Hamad al-Khalifa, héritier du royaume de Bahrein", le bureau de M. Netanyahu évoquant "une discussion très amicale". "Nous avons parlé des moyens de renforcer rapidement le contenu de l'accord entre nos pays, pour transformer cette paix en paix économique, technologique, touristique, la paix dans chacun de ces domaines", ajoute le communiqué. "Vous allez bientôt entendre parler d'actes concrets", a-t-il promis.

Les Emirats arabes unis et Bahreïn, deux Etats du Golfe qui n'ont jamais été en conflit avec l'Etat hebreu, ont signé des accords de normalisation des liens avec Israël le 15 septembre à la Maison Blanche. Ce sont les premiers pays arabes à établir des relations diplomatiques avec Israël depuis que l'Egypte et la Jordanie ont mis fin à l'état de guerre avec leur voisin israélien en signant des traités de paix respectivement en 1979 et en 1994.

Les Emirats et Bahreïn partagent avec l'Etat hébreu une animosité envers l'Iran, ennemi numéro un de Washington dans la région. Ces accords ont été dénoncés par les Palestiniens comme "un coup de poignard dans le dos", Israël occupant toujours des territoires palestiniens depuis plus de 50 ans. Jusqu'à récemment, la résolution du conflit était considérée comme une condition sine qua non pour une normalisation entre les pays arabes et Israël.

Siège de la Ve flotte des Etats-Unis, Bahreïn a connu vendredi de petites manifestations sporadiques contre l'accord signé avec Israël. L'opposition à la normalisation est profonde à Bahreïn, qui compte une société civile active malgré la répression.


Le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad al-Khalifa et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ont discuté de coopération entre leurs deux pays lors d'un entretien téléphonique, a rapporté mardi l'agence de presse officielle bahreïnie. Le prince héritier du petit royaume arabe du Golfe a...