Le logo du bloc parlementaire du "Liban fort", dont le CPL est la principale composante. Photo Ani
Le groupe parlementaire aouniste a condamné mardi les "pratiques miliciennes et provocatrices" au lendemain des tensions ayant éclaté la veille après l'arrivée d'un convoi de partisans des Forces libanaises à proximité du siège du Courant patriotique libre (CPL), au centre Mirna Chalouhi à Sin el-Fil, à l'est de Beyrouth. Des coups de feu ont été tirés du côté des partisans du CPL et des insultes et provocations ont été lancées du côté des militants des FL.
"Le groupe condamne avec force les pratiques miliciennes et provocatrices près du siège du CPL. Elles ne doivent pas être séparées du processus d'assassinat politique et médiatique adopté par les FL contre le CPL depuis deux ans", indique un communiqué des députés aounistes, publié à l'issue d'une réunion par visioconférence présidée par le chef du CPL, Gebran Bassil. Le groupe "insiste sur la nécessité de sortir du processus d'action et de réaction, et rappelle son respect au droit au désaccord et à la compétition politique dans le cadre de la démocratie et du respect de l'opinion d'autrui", faisant porter à la formation de Samir Geagea la responsabilité de s'être "écartée de ces principes".
Réaffirmant son "soutien" et son "attachement à la réussite" de l'initiative politique du président français Emmanuel Macron, le groupe parlementaire aouniste a également réaffirmé sa volonté de faciliter la formation du gouvernement, refusant la "sacralisation de quelque ministère que ce soit à une communauté ou formation politique". Il a dans ce cadre salué les concertations menées par le chef de l'État et fondateur du CPL Michel Aoun à cet égard.


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