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Diaspora

À Paris, des événements solidaires avec le Liban

« C’est important de se mobiliser, ne serait-ce que symboliquement, pour montrer aux Libanais qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ne sont pas oubliés. »


À Paris, des événements solidaires avec le Liban

Lecture théâtrale et poétique par Hanane el-Dirani et Raymond el-Hosni, accompagnés à la guitare par Nicolas Gigant, lors d’un week-end de solidarité avec le Liban à Paris. Photo A.I.

« Connaissez-vous le Liban ? » Ce dimanche ensoleillé de septembre, la voix de Hanane el-Dirani résonne et emplit l’espace de la salle comble du Relais de Pantin, aux portes de Paris. Sur scène, la comédienne libanaise lit avec Raymond el-Hosni une quinzaine de textes, accompagnés à la guitare par Nicolas Gigant, lors d’un week-end de solidarité avec le Liban. Au programme, conférence-débat de Jihane Sfeir, Ziad Majed et Issam Sahili, concert de Bachar Mar Khalifé et Roula Safar, d’Osloob & Abou Gabi, set de Wael el-Kak, exposition photos de Dar el-Mussawir, projection de Home Sweet Home de Nadine Naous, brunch libanais...

« Je participe à l’événement avec cette lecture théâtrale et politique pour soutenir le Liban, bien sûr, mais aussi pour être dans l’action et ne pas subir les événements de loin, coincée devant mon écran », explique la jeune femme, qui est née et a grandi au Liban, quelques instants avant de monter sur scène. « La blessure, guérit-elle avec des mots ? » demande Hanane el-Dirani au public, assis, masqué, respectant la distanciation sociale, reprenant les mots de Salwa al-Neimi.


Brunch libanais lors d’un week-end de solidarité avec le pays du Cèdre. Photo A.I .


En cette fin d’été, les Libanais de France se mobilisent pour le Liban, après l’explosion du 4 août, et beaucoup d’événements de soutien sont organisés : vente caritative, expositions, concerts... Des stands d’appels à donations sont installés à l’intérieur de certaines mairies, alors que certaines universités décident d’exonérer de frais d’inscription les étudiants libanais.

Hanane el-Dirani a aussi participé à la lecture d’une pièce d’Aya Saleh, lors d’un événement le 8 septembre au Petit Bain dans le 13e arrondissement de Paris pour récolter des fonds pour le Liban, avec notamment Charbel Kamel. « C’est la seule chose que je peux faire. Je n’arrive pas à créer en ce moment, après l’explosion du 4 août, je préfère participer aux appels à projets des autres artistes et mobiliser le réseau libanais à Paris », explique le comédien réalisateur, avant de s’envoler dans quelques semaines pour Beyrouth, retrouver sa mère « qui a vieilli d’un coup ». « Nous aussi, nous aimons la vie quand nous en avons les moyens », les mots de Mahmoud Darwish, clamés à l’unisson par Hanane el-Dirani et Raymond el-Hosni, viennent clore la représentation, à Pantin. « C’était très puissant », lâche Christiane Hayek, venue de Montrouge assister au week-end de solidarité. « C’est important de se mobiliser, ne serait-ce que symboliquement, pour montrer aux Libanais qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ne sont pas oubliés, poursuit-elle. J’étais au Liban quand la guerre a commencé en 1975 et je me souviens qu’on se demandait pourquoi personne ne réagissait. On se sentait abandonnés. »

Pour Jean-Luc el-Kaim, venu en voisin de Romainville, l’émotion était forte quand Bachar Mar Khalifé a chanté Ya Hawa Beyrouth de Fayrouz, repris par le public. « Ça m’a fait chaud au cœur, moi que ne participe que rarement aux événements libanais à Paris. »

« C’était logique d’organiser cet événement dans le Relais Resto, entreprise d’insertion et lieu de solidarité par excellence », explique Jacques Dughera, président du conseil d’administration de la structure, où se côtoient et travaillent des personnes de plus de 13 nationalités différentes. Lors de l’événement, des appels aux dons ont été lancés en faveur de l’ONG arcenciel, « une ONG qui nous ressemble, car elle agit aussi en faveur de l’insertion, de la solidarité et en qui nous avons confiance ». Une partie des bénéfices du week-end sera également reversée à arcenciel.


« Connaissez-vous le Liban ? » Ce dimanche ensoleillé de septembre, la voix de Hanane el-Dirani résonne et emplit l’espace de la salle comble du Relais de Pantin, aux portes de Paris. Sur scène, la comédienne libanaise lit avec Raymond el-Hosni une quinzaine de textes, accompagnés à la guitare par Nicolas Gigant, lors d’un week-end de solidarité avec le Liban. Au...

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