Baha' Hariri. Photo d'archives AFP
L'homme d'affaires libanais Baha' Hariri, frère de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, qui tente de s'imposer comme alternative politique au courant du Futur sur la scène sunnite, a lié lundi l'attachement du tandem chiite au ministère des Finances aux dernières sanctions US contre des anciens ministres alliés au Hezbollah.
"Les raisons de la volonté du Hezbollah et de ses alliés de garder le contrôle du ministère des Finances sont évidentes. Ce sont ces raisons pour lesquelles le Trésor américain a imposé la semaine dernière des sanctions à l'ancien ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, pour sa contribution au financement d'une organisation terroriste", a écrit Baha' Hariri dans une série de tweets publiés dans la journée. "La vieille garde ne cédera pas facilement aux pressions", a-t-il ajouté.
Alors que la naissance du gouvernement de Moustapha Adib semblait imminente, le président Michel Aoun et le Premier ministre désigné se sont finalement entendus sur la nécessité de mener des contacts avec les chefs de file politiques en vue d'assurer la "plus large couverture parlementaire et politique" au nouveau cabinet.
"Les Libanais scandent partout dans le monde le slogan 'Tous, cela signifie tous'. Ce ne sont plus des paroles, mais aussi des actes. Les Etats-Unis savent que le temps du compromis avec le Hezbollah est révolu", a encore écrit Baha' Hariri. "Les autres pays doivent l'accepter et se ranger aux côtés des Etats-Unis pour aider à la construction du nouveau Liban", a-t-il ajouté. "Les chefs politiques libanais ont conclu des accords en coulisses et ont compté sur le Hezbollah pour servir leurs intérêts personnels et ceux de leurs alliés avant de se préoccuper des besoins du peuple libanais. Cela est inacceptable", a poursuivi Baha' Hariri.


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