Des manifestants brandissant des portraits du journaliste algérien Khaled Drareni, à Alger, le 7 septembre 2020. Photo AFP / RYAD KRAMDI
L'ONG Reporters sans Frontières (RSF) a dénoncé mercredi "un réquisitoire infondé et extrémiste" au lendemain du procès en appel du journaliste algérien emprisonné Khaled Drareni et a appelé à "renforcer la mobilisation" pour obtenir sa libération.
Lors de l'audience, mardi à Alger, le procureur a requis, comme en première instance, quatre années de prison ferme et une amende de 50.000 dinars (330 euros) contre le directeur du site d'information en ligne Casbah Tribune, également correspondant en Algérie pour la chaîne de télévision francophone TV5 Monde et pour RSF.
Le verdict est attendu le 15 septembre.
"Ce réquisitoire totalement infondé et extrémiste fait craindre le pire pour notre ami et confrère", a estimé mercredi le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, dans un communiqué. "La vacuité du dossier et l'absurdité des accusations sont patentes (...). Il revient aux autorités algériennes d'arrêter cette furieuse fuite en avant dans la répression", a souligné M. Deloire en appelant "toutes les bonnes volontés à se mobiliser pour faire pencher la balance du côté de la justice véritable".
Au cours de l'appel, M. Drareni, 40 ans, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie et soutenu par une forte mobilisation pour sa libération, a rejeté catégoriquement les accusations portées contre lui. "Je suis un journaliste et non un criminel. Le journalisme que je pratique ne menace pas la sécurité du pays mais le protège", a-t-il plaidé, à l'issue de l'audience.
Incarcéré depuis le 29 mars au centre pénitentiaire de Koléa près d'Alger, Khaled Drareni a été condamné le 10 août à trois ans d'emprisonnement et à une amende de 50.000 dinars (330 euros) pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale". Un verdict d'une sévérité sans précédent qui a surpris et indigné ses confrères.
Il avait été arrêté à Alger le 7 mars alors qu'il couvrait une manifestation du "Hirak", le soulèvement populaire qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an jusqu'à sa suspension il y a quelques mois en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.
Lors de l'audience, mardi à Alger, le procureur a requis, comme en première instance, quatre années de prison ferme et une amende de 50.000 dinars (330 euros) contre le directeur du site d'information en ligne Casbah Tribune, également correspondant en Algérie pour la chaîne de télévision francophone TV5 Monde et pour RSF. Le verdict est attendu le 15 septembre."Ce réquisitoire totalement infondé et extrémiste fait craindre le pire pour notre ami et confrère", a estimé mercredi le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, dans un communiqué. "La vacuité du...


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