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Politique - Chronologie

Les grandes dates depuis la création du Grand Liban

De la proclamation du Grand Liban, le 1er septembre 1920, jusqu'aux explosions meurtrières du 4 août 2020. 

La statue de la liberté se trouvant dans le centre-ville de Beyrouth, photographiée le 12 avril 2013. Photo d'archives AFP / Joseph EID

Dates-clés depuis la création il y a un siècle par la France du Grand Liban, acte fondateur du Liban moderne.

"Grand Liban"

En avril 1920, la conférence de San Remo partage entre Paris et Londres, les deux puissances influentes au Levant, l'ancienne province ottomane de Syrie. Le 1er septembre, le Haut-Commissaire français, le général Henri Gouraud, proclame la naissance du "Grand Liban" lors d'une cérémonie à la Résidence des Pins à Beyrouth. Dès 1916, les accords secrets Sykes-Picot avaient fixé au Proche-Orient les zones d'influence respectives des deux puissances française et britannique. En 1922, la Société des nations confirme les deux mandats de la France et de la Grande-Bretagne.

Dans le dossier Le Centenaire du Grand Liban

VII – Aux origines du système communautaire libanais


Indépendance

Le 11 novembre 1943, après des législatives ayant porté à la Chambre une majorité d'indépendantistes, le Parlement abroge les textes faisant référence au mandat français. Sous la pression de la rue, les autorités mandataires cèdent le 22 novembre, date que le Liban adoptera comme celle de son indépendance.
Un "Pacte national", non écrit, est conclu en vertu duquel les chrétiens acceptent de renoncer à la protection de l'Occident et les musulmans à celle des pays arabes. Il pose les bases de la "coexistence" entre communautés confessionnelles.

Mini guerre-civile

Dans les années cinquante, le nassérisme réveille chez les musulmans le rêve de l'unité arabe. Une mini guerre civile soutenue par l'Egyptien Gamal Abdel Nasser qui vient de proclamer l'union de son pays avec la Syrie oppose en 1958 pendant cinq mois partisans et opposants au président Camille Chamoun, pro-occidental et anti-nassérien.

Dans le dossier Le Centenaire du Grand Liban

VI – Lorsque le sort du pays du Cèdre se jouait dans les coulisses des chancelleries européennes


Palestiniens

Après la défaite arabe face à Israël pendant la guerre de juin 1967, les premières bases palestiniennes s'installent fin 1968 dans le sud du Liban, à la frontière d'Israël et de la Syrie. En signant un an plus tard les "accords du Caire", le Liban légalise la présence palestinienne armée sur son sol. Après les sanglants affrontements jordano-palestiniens du "Septembre noir" en 1970, l'Organisation de libération de la Palestine de Yasser Arafat se replie au Liban. En 1973, des opérations militaires et des représailles entre Israéliens et Palestiniens enveniment les relations de ces derniers avec l'Etat libanais.

Guerre civile

Le 13 avril 1975, la guerre éclate entre partis chrétiens et factions palestiniennes appuyées par des partis de gauche et musulmans. En 1976, les troupes syriennes entrent au Liban avec le feu vert américain pour secourir les milices chrétiennes au bord de l'effondrement. En 1982, l'armée israélienne envahit le Liban et assiège Beyrouth. Yasser Arafat et 11.000 combattants palestiniens évacuent la capitale. En septembre, des massacres sont perpétrés dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, au sud de Beyrouth, par des miliciens chrétiens libanais pro-israéliens.

En 1989, l'accord interlibanais de Taëf (Arabie saoudite) établit un nouvel équilibre entre communautés. La guerre, qui a fait plus de 150.000 morts et 17.000 disparus, prend fin en 1990.

Dans le dossier Le Centenaire du Grand Liban

V – Après les massacres de 1860, une longue période de stabilité avec la « moutassarrifiya »


Tutelle syrienne

En mai 1991, un traité syro-libanais de "fraternité et de coopération" officialise le rôle prépondérant de la Syrie. Le 14 février 2005, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri est tué dans un attentat à Beyrouth (22 morts au total). Son camp accuse Damas, qui nie. Le 26 avril, les derniers soldats syriens quittent le Liban après 29 ans de présence.

Conflit Israël-Hezbollah

Le 12 juillet 2006 débute un conflit entre les forces israéliennes et le mouvement chiite Hezbollah, après la capture de deux soldats israéliens. La guerre fait en 34 jours 1.200 morts côté libanais, essentiellement des civils, et 160 côté israélien.

Dans le dossier Le Centenaire du Grand Liban

IV – Le prélude au régime des deux caïmacamats au Mont-Liban


Hezbollah en Syrie

Le 30 avril 2013, le Hezbollah reconnaît l'engagement de ses combattants dans la guerre en Syrie au côté du régime, une implication qui divise encore plus la scène politique au Liban. Des attentats sanglants, revendiqués par des groupes extrémistes sunnites, frappent des bastions du Hezbollah.

Contestation

En octobre 2019, un mouvement de contestation populaire est déclenché contre la classe dirigeante, quasi inchangée depuis des décennies et jugée corrompue et incompétente.

Le 4 août 2020, une double explosion meurtrière dans le port de Beyrouth ravage des quartiers entiers de la capitale, nouveau drame qui s'ajoute au naufrage économique du pays.


Dates-clés depuis la création il y a un siècle par la France du Grand Liban, acte fondateur du Liban moderne."Grand Liban" En avril 1920, la conférence de San Remo partage entre Paris et Londres, les deux puissances influentes au Levant, l'ancienne province ottomane de Syrie. Le 1er septembre, le Haut-Commissaire français, le général Henri Gouraud, proclame la naissance du "Grand Liban"...

commentaires (3)

L'histoire du Liban est longue on ne s'ennuie pas

Eleni Caridopoulou

17 h 45, le 01 septembre 2020

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Commentaires (3)

  • L'histoire du Liban est longue on ne s'ennuie pas

    Eleni Caridopoulou

    17 h 45, le 01 septembre 2020

  • TRISTE HISTOIRE DES EVENEMENTS FACILITES PAR LES DISSENSIONS ENTRE LIBANAIS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 03, le 01 septembre 2020

  • " Sous la pression de la rue, les autorités mandataires cèdent le 22 novembre, date que le Liban adoptera comme celle de son indépendance." Mythe tenace s'il en fut! Les autorités mandataires n'ont cédé que sous la pression des Britanniques, en particulier du général Spears, qui les a menacés d'instaurer la loi martiale sur tout le territoire libanais si les responsables libanais emprisonnés à Rachaya n'étaient pas libérés avant le 22 novembre au soir...

    Georges MELKI

    13 h 25, le 01 septembre 2020

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