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Économie

La Banque de l’habitat débloque une enveloppe de 60 milliards de LL de prêts

La Banque de l’habitat débloque une enveloppe de 60 milliards de LL de prêts

Une bonne partie des habitations de la capitale ont été endommagées en raison de la double explosion qui a eu lieu le 4 août. Photo AFP

La Banque de l’habitat, une structure spécialisée dans l’octroi de crédits immobiliers, dont le capital est détenu à 20 % par l’État, a annoncé hier la mise en place d’un dispositif permettant d’octroyer des crédits « en livres libanaises uniquement » pour financer la réhabilitation ou la reconstruction des habitations endommagées par la double explosion qui a eu lieu au port de Beyrouth le 4 août dernier. Elle a débloqué une enveloppe de « 60 milliards de livres » et pourra prêter aux habitants un montant maximal de « 150 millions de livres », avec un taux d’intérêt de « 3 % par an », pour une durée maximale de 15 ans.

La Banque de l’habitat n’est pas le seul établissement à avoir mis en place un mécanisme d’octroi de crédits pour la reconstruction. La Banque du Liban (BDL) avait fait de même le 6 août, soit deux jours après la double explosion, à un taux d’intérêt de 0 % et une durée de remboursement maximale de cinq ans. Aucune banque n’a toutefois octroyé ces crédits jusqu’à présent, selon plusieurs sources interrogées. D’après une source proche du dossier, les banques attendent encore quelques clarifications sur les modalités d’octroi de crédits de la part de la banque centrale comme l’éligibilité ou encore le mode de paiement.

Le même jour, la banque BEMO a, elle, débloqué « 100 millions de dollars » de crédits dans le même but, à des taux d’intérêt entre 2 et 3 %, pour une durée de remboursement de 5 ans.

Or, dans les trois cas, ce sont soit des « dollars libanais », ou des livres libanaises qui sont prêtées, qui peuvent uniquement être dépensés au Liban, et non des « fonds frais », qui peuvent être transférés à l’étranger pour payer les importations nécessaires en verre, aluminium ou autre matériel de construction nécessaire, rappelle une des sources précitées.

« Il faudrait que ce financement provienne de l’étranger pour que les banques puissent octroyer des dollars frais », explique-t-elle. « Se pose également la question de la capacité de remboursement des prêts des particuliers et des entreprises », alors que le pays traverse depuis près d’un an une crise économique et financière, sans oublier la dévaluation de la monnaie nationale. Le taux de change dollar/livre sur le marché noir s’est établi à 7 300 livres le dollar à l’achat et 7 500 livres à la vente.

La déflagration du 4 août, qui a fait selon un dernier bilan provisoire au moins 181 morts, des dizaines de disparus, ainsi que 6 500 blessés, a causé entre 3 et 3,5 milliards de dollars de dégâts pour les citoyens et l’État, selon Adnan Rammal, membre de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB). Tandis que le président de la République, Michel Aoun, les estime à plus de 15 milliards de dollars. C’est un montant que ne peuvent payer ni l’État, en défaut de paiement sur sa dette publique depuis mars (elle s’est élevée à 93,1 milliards de dollars à fin mai), ni les habitants et professionnels qui subissent la crise de plein fouet.


La Banque de l’habitat, une structure spécialisée dans l’octroi de crédits immobiliers, dont le capital est détenu à 20 % par l’État, a annoncé hier la mise en place d’un dispositif permettant d’octroyer des crédits « en livres libanaises uniquement » pour financer la réhabilitation ou la reconstruction des habitations endommagées par la double explosion...

commentaires (2)

Des bandits,ici...Tutelle européenne française sur le Liban,pour 20ans,pour se remettre, corps et esprit,et économie.

Marie Claude

07 h 25, le 27 août 2020

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Commentaires (2)

  • Des bandits,ici...Tutelle européenne française sur le Liban,pour 20ans,pour se remettre, corps et esprit,et économie.

    Marie Claude

    07 h 25, le 27 août 2020

  • "un taux d’intérêt de « 3 % par an »": QUELS BANDITS.... non seulement les gens sont désespérés, fauchés et détruits... mais en plus, ils doivent s'endetter auprès d'un Etat et de banques qui les ont mis dans cette situation désastreuse et qui devraient plutôt ramper pour leur demander pardon!!!! Aucun scrupule... et l'on sattend à ce que les choses évoluent vers un mieux???? Commment?????

    NAUFAL SORAYA

    07 h 13, le 26 août 2020