Le ministre démissionnaire des AE, Charbel Wehbé (g.), s'entretenant le 24 août 2020 avec l'ambassadeur d'Egypteau Liban, Yasser Alawi. Photo Dalati et Nohra
L'ambassadeur d'Egypte au Liban a affirmé lundi que la formation d'un nouveau gouvernement, qui se fait attendre depuis la démission il y a deux semaines du cabinet de Hassane Diab, était la condition principale en vue d'un soutien économique et politique de son pays au Liban.
"Nous avons discuté des aides à court terme apportées par l’Égypte au Liban après l'explosion de Beyrouth (du 4 août dernier) et qui couvrent l'ensemble des secteurs", a déclaré Yasser Alawi à l'issue d'un entretien avec le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Charbel Wehbé. "Nous avons également discuté des échéances à long terme et du souhait de l'Egypte que les discussions pour la désignation d'un Premier ministre et la formation d'un nouveau gouvernement s'accélèrent afin de passer de l'étape du soutien humanitaire à celui du soutien économique et politique pour permettre au Liban de sortir de la crise", a-t-il poursuivi. "Les Libanais n'ont pas besoin qu'on leur dise comment former un gouvernement. La Constitution trace un chemin précis dans ce cadre", a ajouté l'ambassadeur d'Egypte.
Le président Michel Aoun n'a toujours pas fixé de date pour les consultations parlementaires contraignantes en vue de désigner un nouveau Premier ministre chargé de former le gouvernement. Le gouvernement Diab, qui a démissionné le 10 août dernier face à la pression de la rue, est chargé d'expédier les affaires courantes.

