Le président libanais, Michel Aoun, à Baabda, le 25 juin 2020. Photo REUTERS
Le président libanais, Michel Aoun, a appelé jeudi à ce que des "voix de la rue révoltée" soient représentée au sein du futur gouvernement, dont la formation semble au point mort une semaine après la démission du cabinet de Hassane Diab alors que les consultations parlementaires contraignantes n'ont toujours pas été convoquées par le chef de l'Etat.
"J'appelle et je souhaite la participation de personnes compétentes qui représentent la voix de la rue révoltée dans le nouveau gouvernement", a écrit le chef de l'Etat sur son compte Twitter personnel.
Hassane Diab avait annoncé la démission de son gouvernement un peu moins d'une semaine après les explosions meurtrières du 4 août. Depuis, les tractations sont au point mort et le président Aoun n'a pas encore convoqué les consultations contraignantes des députés pour la nomination du futur président du Conseil. Selon des sources bien informées, les tractations sont freinées par trois facteurs. Le premier est interne, provoqué par l’absence de consensus sur la forme du gouvernement : un cabinet politique pour le 8 Mars, de technocrates (avec possible représentation de partis par les non-partisans) pour une partie de l’opposition, et un gouvernement neutre avec des spécialistes pour l’aile la plus dure de l’opposition, notamment non partisane. Depuis octobre dernier, la rue libanaise réclame une refonte totale du système politique libanais.


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