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Dernières Infos - Liban

Feltman accuse Frangié d'avoir "envoyé des bulldozers" sur le lieu de l'assassinat de Rafic Hariri


Feltman accuse Frangié d'avoir

L'ancien ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Jeffrey Feltman. Capture d'écran LBCI

L'ancien ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Jeffrey Feltman, a affirmé lundi lors d'une interview à la LBCI qu'après l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Sleiman Frangié, avait "envoyé des bulldozers (sur le lieux de l'assassinat) pour tenter de couvrir ce qui s'est passé (...) sous prétexte de vouloir rouvrir la rue". 

"Le bureau de Sleiman Frangié assure que les propos de M. Feltman sont complètement dénués de toute vérité et complètement faux. La vérité est que le ministre Frangié est celui qui a préservé la scène du crime, contrairement à la volonté de certains responsables à l'époque, et cela a été prouvé par l'enquête internationale. Il serait plus approprié que M. Feltman vérifie ses informations avant de lancer des accusations aléatoires", a alors répondu le bureau de presse du chef des Marada, Sleiman Frangié.

M. Feltman s'exprimait au sujet de la double explosion du port de Beyrouth, le 4 août, et affirmait que qu'il fallait "une enquête fiable et approfondie sur cette explosion qui a montré l'usure du système libanais et le manque de transparence dans les opérations portuaires". "Certains responsables étaient au courant du stockage de matières dangereuses depuis 7 ans dans le port. Mais personne ne sait comment se déroulent les opérations au port, et il y a le Hezbollah, avec sa forte présence, qui aurait pu éviter l'explosion", a-t-il dit. 

Cet échange intervient alors que demain, mardi, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) doit rendre son verdict dans le procès de quatre membres présumés du Hezbollah accusés d'avoir participé en 2005 à l'assassinat de Rafic Hariri. Le 14 février 2005, Rafic Hariri avait été tué dans un attentat à Beyrouth ayant fait au total 22 morts et plus de 220 blessés. Les quatre suspects, tous membres présumés du Hezbollah, sont jugés par contumace par le TSL.

Le Hezbollah a rejeté toute responsabilité et refusé de livrer les suspects malgré plusieurs mandats d'arrêt émis par le TSL. Vendredi, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait affirmé qu'il ne se sentira pas concerné par le verdict.

L'ancien ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Jeffrey Feltman, a affirmé lundi lors d'une interview à la LBCI qu'après l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Sleiman Frangié, avait "envoyé des bulldozers (sur le lieux de l'assassinat) pour tenter de couvrir ce qui s'est passé (...) sous prétexte de vouloir rouvrir la rue". "Le bureau de Sleiman Frangié assure que les propos de M. Feltman sont complètement dénués de toute vérité et complètement faux. La vérité est que le ministre Frangié est celui qui a préservé la scène du crime, contrairement à la volonté de certains responsables à l'époque, et cela a été prouvé par l'enquête internationale. Il serait plus approprié que M. Feltman vérifie ses informations avant de lancer des...