L'explosion dans le port de Beyrouth, le 4 août 2020. Karim Sokhn/Instagram/Ksokhn + Thebikekitchenbeirut/via REUTERS
La grosse explosion qui a ravagé le 4 août dernier le port de Beyrouth et plusieurs quartiers de la capitale, due à une combustion de feux d'artifice qui aurait fait exploser un stock de nitrate d'ammonium, a été précédée de six autres petites déflagrations, selon un sismologue et expert israélien en munitions cité par l'agence Reuters.
Ces six petites explosions ont été enregistrées par un capteur sismique installé à 70 kilomètres au large du Liban, selon Boaz Hayoun. "Je ne peux pas catégoriquement affirmer ce qui a causé cela, mais je peux dire que ces explosions ont eu lieu au même endroit", a-t-il indiqué.
Les autorités libanaises expliquent que l'explosion de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées sans précaution dans le port serait à l'origine du drame.
Selon M. Hayoun, ancien ingénieur dans l'armée israélienne, ces cinq premières déflagrations d'une magnitude comparable à l'explosion de plusieurs tonnes d'explosif, ont pu avoir lieu en sous-sol, et ainsi ne pas avoir été entendues. Pour l'expert, le cratère de 43 mètres présent sur les lieux ne peut pas avoir été causé par l'explosion de la quantité de nitrate d'ammonium spécifiée par les autorités. "Le cratère aurait été profond, de 30 mètres au maximum", explique-t-il.
Reuters cite également un journal en ligne israélien, Israel Defense, qui explique que la séquence des explosions laisse penser à des munitions explosant accidentellement, "des systèmes activés en chaîne", voire un acte de sabotage.


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