Le port dévasté de Beyrouth, vu le 11 août 2020, une semaine après la double explosion. Photo REUTERS/Hannah McKay
Le président du Parlement libanais Nabih Berry a convoqué la Chambre à une réunion jeudi à 11h au Palais de l'Unesco à Beyrouth afin de se pencher sur le décret 6792 portant sur l'annonce de l'état d'urgence dans la capitale, après la double explosion qui a ravagé le port de Beyrouth le 4 août, tuant plus de 160 personnes et blessant plus de 6.000 autres.
Le 4 août, deux explosions d'une violence inouïe ont ravagé le port de Beyrouth et de nombreux quartiers de la capitale. Selon la version officielle, l'explosion a été déclenchée par un incendie à proximité d'un stock de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées au port depuis 2014, sans mesures de sécurité, de l'aveu même du Premier ministre. Le président de la République, Michel Aoun, n'a pas écarté l'hypothèse d'une bombe ou d'un missile. Il a rejeté les appels à une enquête internationale, estimant qu'elle "diluerait la vérité". Le gouvernement de Hassane Diab a démissionné lundi, six jours après le drame.
Un état d'urgence de deux semaines, jusqu'au 18 août, a été décrété mercredi dernier dans la capitale libanaise. Au cours de cette période, qui pourra être prolongée, l'armée libanaise aura sous ses ordres l'ensemble des forces de sécurité du pays et la responsabilité de maintenir l’ordre.


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