Le Grand Sérail à Beyrouth. REUTERS/Mohamed Azakir
Trois ministres libanais ont exprimé lundi leur intention de démissionner individuellement si le gouvernement de Hassane Diab, qui doit se réunir cet après-midi, ne démissionnait pas collectivement, six jours après les explosions meurtrières au port de Beyrouth, le 4 août, qui ont fait 158 morts et 6.000 blessés selon un bilan encore provisoire. Ces explosions ont mis à mal encore plus un cabinet honni par la rue.
"Je suis en faveur d'une démission collective de manière à expédier les affaires courantes", a déclaré la ministre des Déplacés Ghada Chreim, indiquant qu'elle exerçait des pressions en ce sens depuis le début de la matinée. "Si cette démission collective n'intervenait pas, je démissionnerai", a-t-elle ajouté.
"Si le gouvernement ne démissionne pas collectivement, alors ma démission est sûre", a déclaré de son côté le ministre des Télécoms, Talal Hawat.
Pour sa part, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Varty Ohanian, a indiqué qu'elle allait proposer la démission du gouvernement.
Jusqu'à présent, trois ministres ont présenté leur démission : la ministre de la Justice Marie-Claude Najm, le ministre de l'Environnement, Damianos Kattar et la ministre de l'Information, Manal Abdel Samad.


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