La députée libanaise Sethrida Geagea (Forces libanaises). Photo d’archives
La députée Sethrida Geagea, cheffe du groupe parlementaire des Forces libanaises, a estimé dimanche que "démissionner du Parlement n'était pas une question simple", affirmant que les députés FL ne démissionneraient que lorsqu'ils seraient convaincus que cette décision provoquera des élections anticipées et "le départ des brutes au pouvoir" . Dans le courant de la semaine, le député Marwan Hamadé (membre du groupe joumblattiste), trois députés des Kataëb, Samy Gemayel, Nadim Gemayel et Elias Hankache, ainsi que Paula Yacoubian, seule députée issue de la société civile, ont annoncé leur départ de la Chambre. Ces démissions ont été annoncées dans la foulée de la double explosion meurtrière du port de Beyrouth, qui a fait jusqu'à présent 158 morts, des milliers de blessés et laissé 300.000 personnes sans abri.
Dans un communiqué, Sethrida Geagea a affirmé que démissionner "n'est pas une question simple". Elle a affirmé que si les députés FL en avaient la possibilité, ils ne le feraient que lorsqu'ils seraient persuadés que cela pourrait aboutir au "départ de toutes les brutes au pouvoir".
Elle a parallèlement justifié que toute démission ne mènerait en l'état actuel des choses qu'à des élections partielles, auxquelles les FL ne pourraient présenter de candidats. "Nous ne présenterons notre démission que lorsque nous saurons que cela mènera à des élections législatives anticipées", a-t-elle ajouté.
Alors que la rue blâme les autorités pour les explosions de mardi au port de Beyrouth, provoquées selon les explications officielles par un incendie dans un entrepôt où étaient stockées depuis des années 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, le Premier ministre Hassane Diab a annoncé samedi qu'il allait proposer au gouvernement l'organisation d'élections anticipées dans les prochains mois.


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