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Dernières Infos - Liban

Licenciements à l'AUBMC : le ministre de l'Industrie critique les "responsables universitaires"

Licenciements à l'AUBMC : le ministre de l'Industrie critique les

Un homme portant un masque sanitaire, le 17 juillet devant l'entrée de l'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth (AUBMC). Photo Marwan Assaf

Le ministre libanais de l'Industrie, Imad Hobballah, a implicitement critiqué dimanche les dirigeants de l'Université américaine de Beyrouth (AUB), quelques jours après le licenciement de centaines d'employés de l'hôpital universitaire AUBMC, au moment où le Liban connaît une crise économique et financière sans précédent.

"Si les dirigeants de certaines universités prestigieuses renonçaient à la moitié de leurs salaires mirobolants ou leurs avantages durant un an, ils pourraient protéger les emplois de centaines de salariés qui ont sacrifié leur vie pour prendre soin et enseigner aux Libanais et aux enfants des dirigeants de la région. Aimer le Liban ne peut être corolaire de licenciements d'employés ! Vous aimez le Liban ? Renoncez à la moitié de vos salaires", a écrit M. Hobballah sur son compte Twitter.

"Les larmes et l'amertume des licenciés maudissent vos décisions et maudissent les corrompus. Vous complotez tous et poussez les Libanais dans le besoin. Mettez un terme à ce complot contre les universités du Liban et son peuple. Vous aimez le Liban ? Renoncez à la moitié de vos salaires (en dollar)", a ajouté le ministre de l'Industrie.

Annoncés il y a un peu plus d’un mois par le président de l’AUB, Fadlo Khuri, les licenciements tant appréhendés au sein de l’établissement ont été mis à exécution le 17 juillet. Une décision qui est quand même tombée comme un couperet sur 850 employés, dont 150 infirmiers qui, dans un contexte de crise aiguë, ont donné libre cours à leur détresse et leur peur de l’avenir.

Entre les retards de paiement de l’État, l’explosion des coûts et la baisse de l’activité, le secteur hospitalier privé, déjà sous pression en raison de la lutte contre la pandémie de coronavirus, est l'un des très nombreux secteurs touchés par la pire crise économique et financière de l'histoire moderne du pays.

Le ministre libanais de l'Industrie, Imad Hobballah, a implicitement critiqué dimanche les dirigeants de l'Université américaine de Beyrouth (AUB), quelques jours après le licenciement de centaines d'employés de l'hôpital universitaire AUBMC, au moment où le Liban connaît une crise économique et financière sans précédent."Si les dirigeants de certaines universités prestigieuses renonçaient à la moitié de leurs salaires mirobolants ou leurs avantages durant un an, ils pourraient protéger les emplois de centaines de salariés qui ont sacrifié leur vie pour prendre soin et enseigner aux Libanais et aux enfants des dirigeants de la région. Aimer le Liban ne peut être corolaire de licenciements d'employés ! Vous aimez le Liban ? Renoncez à la moitié de vos salaires", a écrit M. Hobballah sur son compte Twitter."Les...