Selon Ramco, la hausse des prix des appartements n’a pas freiné les ventes. Photo P.H.B.
Les prix des produits importés dans les supermarchés à travers le Liban ne sont pas les seuls à augmenter, ceux des appartements flambent aussi, selon les derniers chiffres du cabinet de conseil immobilier Ramco. Alors que le pays est quasiment en banqueroute, la valeur des appartements à Beyrouth ne cesse d’augmenter, et certains propriétaires révisent leur tarif chaque mois, voire plus fréquemment encore. Ce phénomène s’explique par deux faits : d’une part, les épargnants cherchent toujours à sauver leurs économies en investissant dans l’immobilier; et d’autre part, les propriétaires utilisent la dévaluation du « dollar libanais » pour demander toujours plus. En quelques jours, plusieurs d’entre eux ont augmenté de 20 % leurs prix. À leurs yeux, en effet, la valeur d’un chèque bancaire n’a cessé de se déprécier au cours des dernières semaines. Tant que la demande est là, ils essayent d’en profiter. Seuls les propriétaires ayant encore des dettes semblent plus modérés et cherchent avant tout à vendre pour combler leur déficit.
Cacophonie des tarifs
Si la hausse des prix en a, sans aucun doute, ulcéré plus d’un, cela n’a pas pour autant freiné les ventes. Ces derniers jours, les retardataires qui n’avaient pas encore acheté depuis novembre 2019, lorsque les rumeurs sur des haircuts (ponctions) sur les dépôts ont commencé à courir, sont en train de se ruer vers les dernières disponibilités à Beyrouth. Ils sont conscients qu’ils ont tardé à chercher sérieusement un investissement et que les bons produits à des prix cohérents, qui étaient disponibles les mois passés, leur sont passés sous le nez. Tant que l’intérêt des épargnants reste soutenu, l’évolution des prix ne va pas changer. Et ce d’autant plus que la pénurie d’appartements à acheter via des chèques bancaires commence à se faire sentir. Aujourd’hui, avec la dévaluation du « dollar local » et la rareté du « dollar frais », nous assistons à une cacophonie des tarifs. Désormais, la valeur d’un appartement s’affiche de plusieurs manières : en dollars liquides, en dollars payés à l’étranger, en chèque bancaire, en chèque plus un pourcentage en liquide, etc. Ainsi, il n’est plus rare de trouver des propriétés dépassant les 6 000 dollars le m2 à Aïn el-Mreissé, Hamra et Achrafieh. Aussi, la barre symbolique des 10 000 dollars le m2 dans le centre-ville de Beyrouth est devenue monnaie courante. Dans certains cas, les prix ont augmenté de 30 à 40 % depuis la fin 2019. De ce fait, il n’y a quasiment plus de biens autour de 500 000 dollars dans la capitale. Le stock restant se situe au minimum (pour des étages inférieurs) de 800 000 à 1 million de dollars (chèque bancaire). C’est désormais le prix à payer pour un logement de 150 à 200 m2.


Les prix en vrai dollars ne cessent de chuter. La vraie valeur du stock de Lollars valant au Mieux 30% de sa valeur en Dollars Les prix continueront a augmenter jusqu au jour ou la conversion forcee en livres Libanaise prendra lieu et/ou le haircut sur les depots est executé. Les prix en Lollars sont surestimés entre 50 et 75 %. Vivement 2021
16 h 42, le 20 juillet 2020