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La BDL dément préparer une circulaire interdisant les décaissements de « dollars frais »


La BDL dément préparer une circulaire interdisant les décaissements de « dollars frais »

Le siège de la BDL à Beyrouth. Photo d'archives/AFP

Une source à la BDL a formellement démenti que la banque centrale soit en train de préparer une circulaire « interdisant aux Libanais » de décaisser en espèces et en dollars les fonds transférés depuis l’étranger, « les fonds frais », dont elle garantit pourtant le droit des déposants à en disposer librement (circulaire n° 150 du 9 avril dernier). En matinée, le député Fouad Makhzoumi avait publié sur son compte Twitter un message évoquant des restrictions à venir sur l'accès aux fonds frais. Un message qu'il semble toutefois avoir supprimé peu après.

Les Libanais subissent depuis près d’un an d’importantes restrictions – informelles et illégales – limitant l’accès à leurs dépôts en devises. Des restrictions qui se sont amplifiées au fil des mois. Imposées par leurs banques en manque de liquidités et dans un contexte de grave crise économique et financière, ces mesures ont été sommairement harmonisées par l’Association des banques du Liban en novembre dernier. Cette dernière a alors établi la distinction entre les « dollars frais », à savoir les montants déposés sur des comptes spéciaux, et ceux qui sont désormais qualifiés de « dollars libanais », une expression utilisée par de nombreux experts pour désigner les dépôts des clients libellés dans cette monnaie et sur lesquels les banques ont adopté le plus de restrictions, principalement parce qu’elles n’ont pas ou plus de liquidités nécessaires pour les couvrir.

Enfin depuis avril, la BDL a imposé aux sociétés de transfert d’argent de décaisser en livres à un taux de 3800 livres pour un dollar supérieur à la parité officielle de 1507,5 qui n’est plus utilisée que dans un nombre limité de transactions. Un taux qui reste toutefois inférieur de 100 livres à celui imposé par la BDL aux agents de change agréés lorsqu’ils vendent des dollars (3900 livres). La mise en place de ces nombreuses restrictions dans un pays très dépendant aux importations, amplifié par la mort clinique du tourisme pendant les trois mois de confinement liés au Covid-19 depuis la mi-mars, a naturellement fait exploser la demande de devises sur le marché local.

Une source à la BDL a formellement démenti que la banque centrale soit en train de préparer une circulaire « interdisant aux Libanais » de décaisser en espèces et en dollars les fonds transférés depuis l’étranger, « les fonds frais », dont elle garantit pourtant le droit des déposants à en disposer librement (circulaire n° 150 du 9 avril dernier). En matinée, le député Fouad Makhzoumi avait publié sur son compte Twitter un message évoquant des restrictions à venir sur l'accès aux fonds frais. Un message qu'il semble toutefois avoir supprimé peu après.Les Libanais subissent depuis près d’un an d’importantes restrictions – informelles et illégales – limitant l’accès à leurs dépôts en devises. Des restrictions qui se sont amplifiées au fil des mois. Imposées par leurs banques en manque de...