Le président libanais, Michel Aoun, le 25 juin 2020 au palais de Baabda. Photo AFP / HO / DALATI AND NOHRA
Le président libanais, Michel Aoun, a chargé le ministre de l'Energie, Raymond Ghajar, d'assurer que les besoins en mazout de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth soient couverts, alors que ce dernier avait mis en place la semaine dernière des mesures de rationnement de ses réserves.
Le chef de l'Etat a par ailleurs demandé à ce que des réserves de carburant du palais présidentiel et de l'armée soient envoyées à l'hôpital public de Beyrouth, afin que ses générateurs restent en activité.
L'hôpital avait rationné pendant plusieurs jours l'utilisation de l'électricité dans ses locaux, en demandant notamment au personnel de ne pas allumer la climatisation dans les pièces réservées à l'administration, "afin de donner la priorité aux patients". Ces mesures avaient toutefois été allégées au cours des derniers jours, après des concertations menées avec les ministères de la Santé et de l’Énergie qui avaient abouti à un allègement du rationnement électrique auquel était soumis l’hôpital.
Ces mesures avaient été prises alors que le pays entier souffrait d'une pénurie de mazout, en raison notamment de la saisie de la cargaison de navires liés au dossier du fuel non conforme aux normes fourni à Electricité du Liban et de problèmes relatifs à l'ouverture de lignes de crédit.


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