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Concurrence

En Irak, le confinement donne un coup de pouce aux agriculteurs

Grâce au confinement décrété face à la pandémie de Covid-19 et la fermeture des frontières, les fruits et légumes iraniens et turcs ne sont plus là pour faire concurrence aux produits irakiens.

Dans un pays où l’héritage de l’époque de Saddam Hussein est encore bien présent, avec une économie quasi entièrement contrôlée par l’État, les agriculteurs de céréales vendent leur production à un prix plus cher que celui du marché à des coopératives d’État qui revendent ensuite leurs récoltes. Ce sont elles qui écoulent les quelque cinq millions de tonnes de céréales achetées par l’État dans le pays, complétées par près de trois millions de tonnes importées, majoritairement sous forme de farine raffinée. Mais « chaque année, l’État tarde à payer les agriculteurs et leur fait encaisser des pertes », dit Khachan Kariz, un agriculteur, à l’AFP. Cette année, M. Kariz a donc vendu pour la première fois sa récolte directement sur les marchés de gros. Pour moins cher, mais plus rapidement, et surtout en argent comptant.

Car, non seulement les agriculteurs cumulent les impayés, mais les importations à bas coûts de l’État inondent aussi le marché et bloquent l’accès à leurs produits achetés à prix d’or par l’État. Face à ces surplus venus d’ailleurs, de nombreux agriculteurs préfèrent donc laisser leurs terres en jachère plutôt que de travailler à perte, assurent les experts du magazine environnemental Sustainability. D’autres préfèrent tricher et importer clandestinement des céréales pour les revendre ensuite à l’État mélangées à leur production, pour dégager plus de revenus, assure à l’AFP un responsable gouvernemental.

Le ministère de l’Agriculture a déjà interdit l’importation de 25 fruits et légumes. Mais, avec des monnaies turque et iranienne en chute libre, les produits des voisins continuent à se frayer un chemin sur les tables irakiennes, à prix cassés. Les agriculteurs locaux font alors face aux poches de plus en plus vides de 40 millions d’Irakiens, confinés et pour la plupart privés de revenus.



Grâce au confinement décrété face à la pandémie de Covid-19 et la fermeture des frontières, les fruits et légumes iraniens et turcs ne sont plus là pour faire concurrence aux produits irakiens.

Dans un pays où l’héritage de l’époque de Saddam Hussein est encore bien présent, avec une économie quasi entièrement contrôlée par l’État, les agriculteurs de céréales...

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