Des manifestants lors d'un sit-in à l'intérieur du siège d'EDL à Saïda, le 13 juillet 2020. Photo ANI
Des manifestants ont organisé lundi un sit-in à l'intérieur du siège d’Électricité du Liban à Saïda (Sud), afin de réclamer un meilleur approvisionnement en courant électrique, alors que le pays souffre d'une pénurie de mazout qui a obligé le fournisseur public à rationner l'électricité pendant plusieurs semaines.
Au cours de cette action menée par le "Hirak" de Saïda, les protestataires ont dénoncé ce rationnement et les coupures d'eau qui en découlent. "L'eau et l'électricité sont des services essentiels pour les citoyens et il est inacceptable de perdre toujours plus de temps à régler la question des coupures", ont-ils déploré. Ils portaient des pancartes appelant à "éteindre les lumières chez les responsables politiques" et à mettre un terme aux "accords douteux des navires-centrales". Des échauffourées sont survenues lorsqu'un employé de l'établissement a critiqué la mention, sur un de ces panneaux, du nom d'un homme politique spécifique et a tenté de déchirer la pancarte en question. Un des responsables d'EDL est intervenu pour calmer les esprits et a affirmé "comprendre" les raisons de ce sit-in.
Les navires-centrales, loués depuis des années par l’État à une société turque, produisent une partie du courant, mais ne servent pas à approvisionner le pays en électricité 24h/24. Pour compenser des générateurs privés sont installés sur tout le territoire. Toutefois, en raison de la pénurie de mazout, certains exploitants ont été obligés d'éteindre ces générateurs, plongeant les Libanais dans le noir.
Au cours du week-end écoulé, le ministre de l’Énergie Raymond Ghajar avait annoncé que quelques heures de courant seraient gagnées à partir de lundi, suite à l'arrivée de pétroliers venus approvisionner les centrales électriques.


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