La façade de l'hôpital gouvernemental de Tripoli (Liban-Nord), le 13 juillet 2020. Photo ANI
Les proches d'un petit garçon de quatre ans, décédé à l'hôpital gouvernemental de Tripoli (Liban-Nord), ont vandalisé lundi la façade de l'établissement, rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle).
L'enfant, hospitalisé dans la nuit avec une forte fièvre, avait été placé en réanimation. Selon ses proches, il aurait dû être transféré des urgences aux soins intensifs, mais l'ordre nécessaire à ce transfert n'a jamais été donné par le médecin chargé du suivi du traitement. Pris de colère, plusieurs membres de la famille ont vandalisé la façade de l'hôpital, obligeant l'armée à intervenir.
Dans un communiqué, l'administration de l'hôpital a précisé dans la journée les circonstances du décès de l'enfant. Elle souligne que le petit garçon était arrivé dans la soirée, souffrant d'une "pneumonie sévère" qui l'empêchait de respirer correctement. L'hôpital précise que tous les tests ont été faits à temps et que c'est un médecin urgentiste qui s'est chargé du traitement "en l'absence de place aux soins intensifs pédiatriques". "Nous avons envoyé le dossier dans de nombreux hôpitaux de la région, sans succès", a souligné l'établissement. Et de préciser que la situation de l'enfant s'est ensuite "détériorée de manière subite".
Les médecins se plaignent d'être de plus en plus souvent victimes d'agression dans l'exercice de leurs fonctions. Début juin, une fusillade avait eu lieu devant l'hôpital de Rayak, dans la Békaa, au cours de laquelle le fils d'un médecin de l'hôpital avait été blessé. Le 20 mai, deux militaires avaient été mis aux arrêts après avoir frappé et bousculé un médecin en poste dans un hôpital de Tripoli. La même journée, plusieurs individus avaient attaqué le service des urgences de l'hôpital du Secours populaire de Nabatiyé, au Liban-Sud. Ils refusaient de se faire prendre la température avant d'entrer dans le service, conformément aux mesures de prévention contre le coronavirus.


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