Le premier juge d’instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, a émis hier des actes d’accusation contre une vingtaine de personnes dans le cadre du dossier du fuel non conforme aux normes livré à Électricité du Liban. Le juge d’instruction a renvoyé l’affaire devant un tribunal pénal, mais la date du procès n’a pas encore été fixée, a précisé à l’AFP une source judiciaire s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.
Des actes d’accusation ont notamment été lancés contre les entreprises ZR Energy et ZR DMCC. Ibrahim Zouk, directeur général de ZR Energy, et le directeur de la compagnie, Teddy Rahmé (tous deux en liberté), et Tarek Faoual (détenu), représentant de Sonatrach Petroleum Corporation au Liban, filiale de la compagnie publique algérienne Sonatrach, sont également poursuivis dans ce cadre, pour fraude et blanchiment d’argent. La directrice générale du pétrole au sein du ministère de l’Énergie, Aurore Féghali, et le directeur général des installations pétrolières, Sarkis Hleis (tous deux en liberté), ainsi qu’une dizaine d’autres personnes font également l’objet d’actes d’accusation.
Parmi les chefs d’accusation retenus, il y a notamment des faits de « fraude », « falsifications de documents officiels » mais aussi « réception de pots-de-vin » ou encore « détournement de fonds publics », a indiqué la source à l’AFP. Parmi les accusés, 16 sont actuellement derrière les barreaux, a ajouté la source.
Des poursuites avaient été demandées mercredi par la procureure générale du Mont-Liban, Ghada Aoun, notamment pour fraude, blanchiment d’argent et négligence professionnelle.


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06 h 36, le 11 juillet 2020