Liban

Crise du transport routier : des chauffeurs ferment le centre de l'inspection mécanique de Hadath et Majdalya

Crise du transport routier : des chauffeurs ferment le centre de l'inspection mécanique de Hadath et Majdalya

Des chauffeurs de bus, taxis et camions bloquant l'entrée du centre de l'inspection mécanique de Majdlayya, le 9 juillet 2020. Photo Ani

Des chauffeurs de taxis, de bus et de camions ont fermé jeudi les accès au centre d'inspection mécanique de Hadath, en banlieue de Beyrouth, et de Majdalya, dans le nord du Liban, exécutant la promesse faite par le président du syndicat du transport routier, Bassam Tleiss, de fermer ces centres dans tout le pays, pour réclamer que les services de l'inspection mécanique reviennent dans le giron de l’État.

Tôt en matinée, des conducteurs de taxis, bus et camions se sont ainsi regroupés devant les accès du centre de l'inspection mécanique de Majdalya, près de Zghorta, et en ont bloqué l'entrée aux employés, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Même scène à l'entrée du centre de Hadath.

"Où va l’argent de l’inspection mécanique ? Et pourquoi le ministère de l’Intérieur ne cherche-t-il pas à faire en sorte que ce service revienne dans le giron de l’État ?", s'est interrogé Chadi el-Sayyed, président du syndicat des chauffeurs de taxi du Nord. "Le secteur du transport routier est continuellement négligé, ce qui a représenté un coût considérable pour les chauffeurs de taxi, entre le chaos ambiant et la concurrence des voitures privées", s'est-il plaint, déplorant le retard des autorités à prendre les mesures adéquates.

Mardi, Bassam Tleiss avait menacé de fermeture dès ce matin les centres d’inspection mécanique à travers le Liban, et ce pour une durée indéterminée, si les demandes du syndicat ne sont pas prises en compte par le gouvernement. Le responsable syndical réclame aux autorités, entre autres, un allègement des charges fiscales imposées aux chauffeurs, une révision de la tarification ainsi que la lutte contre la concurrence illégale dans le secteur.


Des chauffeurs de taxis, de bus et de camions ont fermé jeudi les accès au centre d'inspection mécanique de Hadath, en banlieue de Beyrouth, et de Majdalya, dans le nord du Liban, exécutant la promesse faite par le président du syndicat du transport routier, Bassam Tleiss, de fermer ces centres dans tout le pays, pour réclamer que les services de l'inspection mécanique reviennent dans...