Le Capitole, siège de la Chambre américaine des représentants, le 16 juillet 2018. Photo d'illustration ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP
La Chambre des représentants américaine a approuvé mercredi à l'unanimité un texte qui prévoit des sanctions automatiques contre les responsables chinois qui violent les obligations internationales de la Chine concernant l'autonomie de Hong Kong.
Ce texte étant légèrement différent de celui déjà approuvé, là aussi à l'unanimité, le 25 juin au Sénat, il sera soumis à un nouveau vote à la chambre haute dès jeudi. Il devra ensuite être promulgué par le président Donald Trump. Cette proposition de loi a été promue et soutenue à la fois par les républicains et les démocrates, désireux de renforcer la pression sur Pékin au-delà des mesures déjà communiquées par le gouvernement américain depuis que la Chine a annoncé, puis promulgué mardi, une loi sur la sécurité nationale dans l'ex-colonie britannique.
Pékin a dit jeudi "déplorer et fermement s'opposer" au vote de la Chambre des représentants. "Hong Kong, y compris la loi sur la sécurité nationale, sont purement des affaires internes à la Chine, aucun pays ne peut s'en mêler", a réagi devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.
La version approuvée par la Chambre "comprend des changements techniques mineurs par rapport au texte que le sénateur (Pat, NDLR) Toomey et moi avons fait adopter la semaine dernière", a souligné le sénateur démocrate Chris Van Hollen. "Demain, nous irons dans l'hémicycle demander au Sénat d'adopter la nouvelle version immédiatement", a-t-il tweeté.
Leur texte permettrait à Washington de sanctionner toute entité ou personne qui contribue matériellement à la violation des obligations chinoises. Ses auteurs citent justement l'exemple de "dirigeants du Parti communiste chinois responsables de l'imposition d'une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong", ou encore d'unités de police impliquées dans la répression de manifestants hongkongais. Surtout, les banques qui mèneraient des "transactions significatives" avec les personnes ou entités sanctionnées seraient à leur tour visées par des mesures punitives. Fin mai, Washington avait déjà frappé fort en révoquant le statut commercial préférentiel de Hong Kong. Et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a prévenu mercredi que de nouvelles mesures américaines n'étaient pas à exclure.
Trump "lâche"
Moins de 24 heures après l'entrée en vigueur de la loi sur la sûreté de l'Etat imposée par Pékin à Hong Kong, la police a procédé à ses premières arrestations mercredi. Promulgué mardi par le président chinois Xi Jinping, ce texte fait craindre à l'opposition hongkongaise un recul des libertés inédit depuis la rétrocession à la Chine par le Royaume-Uni de ce territoire, en 1997.
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden, a dénoncé mercredi la gestion "lâche" par Donald Trump de la crise à Hong Kong, promettant de durcir la position des Etats-Unis contre les violations des droits de l'Homme s'il était élu le 3 novembre. "Il n'est pas surprenant que Pékin agisse avec impunité", a estimé l'ancien vice-président américain dans un communiqué. "Encore et toujours, le président Trump abandonne nos valeurs et rassure les autocrates chinois sur le fait qu'ils ont quelqu'un qui pense comme eux à la Maison Blanche." "Là où Trump a été lâche, je serai fort, clair et cohérent dans la défense de nos valeurs", a assuré le démocrate. "Et j'imposerai des sanctions économiques rapides si Pékin étend sa censure jusqu'à nos rivages et tente de faire taire nos citoyens, entreprises et institutions", a-t-il prévenu.
Ce texte étant légèrement différent de celui déjà approuvé, là aussi à l'unanimité, le 25 juin au Sénat, il sera soumis à un nouveau vote à la chambre haute dès jeudi. Il devra ensuite être promulgué par le président Donald Trump. Cette proposition de loi a été promue et soutenue à la fois par les républicains et les démocrates, désireux de renforcer la pression sur Pékin au-delà des mesures déjà communiquées par le gouvernement américain depuis que la Chine a annoncé, puis promulgué mardi, une loi sur la sécurité nationale dans l'ex-colonie...


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