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Réouverture de l’AIB : ce qu’il faut savoir

L’aéroport rouvrira ses portes aujourd’hui avec 2 000 passagers par jour. « L’Orient-Le Jour » fait le point sur les principales mesures prises et l’attitude à adopter par les voyageurs.

Réouverture de l’AIB : ce qu’il faut savoir

L’aéroport reprend son activité aujourd’hui. Photo d’archives AFP

Après près de trois mois et demi de fermeture, l’Aéroport international de Beyrouth reprendra son activité aujourd’hui, mais à 10 % de sa capacité, en comparaison avec la même période de l’année dernière. Il a ainsi été décidé d’accueillir dans une première phase 2 000 passagers par jour. Un chiffre appelé à augmenter dès la semaine prochaine si les résultats enregistrés cette semaine sont encourageants, comme le souligne Pétra Khoury, conseillère du Premier ministre pour les Affaires de santé et membre de la Commission nationale de lutte contre le Covid-19. Quelles sont les mesures prises à l’aéroport ? Quelle attitude les voyageurs doivent-ils adopter ? Quels sont les risques qu’encourt le Liban ? L’Orient-Le Jour fait le point.

Les pays où les PCR sont effectués

Dans une circulaire datant de lundi, la direction générale de l’aviation civile a rappelé que conformément à une décision du Conseil des ministres, 80 % du trafic aérien sera réservé aux voyageurs venant de pays où le test PCR peut être effectué, contre 20 % des autres pays. En se basant sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et les résultats des tests effectués aux passagers lors des quatre phases de rapatriement, l’aviation civile a ainsi dressé une liste des pays classés parmi ceux où le PCR est effectué dans des laboratoires agréés par le ministère libanais de la Santé :

– Europe : tous les pays sauf l’Italie, la Suède, le Danemark, l’Espagne et l’Arménie.

– Afrique : Égypte, Tunisie, Maroc, Algérie, Nigeria, Ghana, Afrique du Sud, République centrafricaine.

– Asie : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Jordanie, Bahreïn, Oman et Iran.

Avis aux compagnies aériennes

Dans une deuxième circulaire adressée aux compagnies aériennes, l’aviation civile détaille la conduite à tenir.

– Les passagers venant de pays où le PCR est disponible doivent effectuer ce test dans l’un des laboratoires agréés par les autorités locales, dans un délai maximal de 96 heures (quatre jours) avant leur départ pour le Liban. Les résultats des tests doivent être présentés au comptoir d’enregistrement, sachant que seuls les passagers munis d’un test négatif seront autorisés à embarquer. À l’arrivée à Beyrouth, tous les passagers seront testés à nouveau par des laboratoires agréés par le ministère de la Santé et le résultat leur sera communiqué vingt-quatre heures plus tard. Durant cette période, ils doivent rester en auto-isolement. Le test coûtera 100 dollars ou 150 000 livres et devra être payé à travers les compagnies aériennes. Les enfants de moins de 5 ans ne sont pas concernés par cette mesure.

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– Les passagers venant de pays où le PCR n’est pas effectué se feront tester une première fois à leur arrivée à Beyrouth et une seconde fois 72 heures plus tard, dans un des laboratoires agréés par le ministère de la Santé. Le test coûtera aussi 100 dollars ou 150 000 livres et devra être payé à travers les compagnies aériennes. Le coût du second test sera couvert par le passager. Les enfants de moins de 5 ans ne sont pas concernés par cette mesure. Ces passagers doivent rester en isolement jusqu’à ce que le résultat du second test PCR leur soit communiqué.

– Tous les passagers doivent se doter d’une assurance médicale couvrant les frais du traitement du Covid-19 durant la totalité de leur séjour. Une telle assurance peut être acquise en ligne en visitant l’adresse www.covid19travelcare.com ou auprès de l’une des compagnies d’assurances à l’aéroport de Beyrouth. Sont exemptés de cette mesure les militaires, les diplomates, les membres des organisations internationales et de la Finul, ainsi que les Libanais inscrits auprès de la Caisse nationale de Sécurité sociale ou de la Coopérative des fonctionnaires.

– Seront exemptés du PCR les passagers en transit en provenance de pays où ce test n’est pas disponible, ainsi que ceux qui ont fait un aller-retour au Liban en l’espace d’une semaine.

Avis aux passagers

Dans une circulaire publiée hier, le ministère de la Santé détaille les procédures que doivent suivre les voyageurs.

– Tous les passagers qui désirent se rendre au Liban doivent ainsi s’inscrire sur la plateforme du ministère MOPH Pass et remplir le formulaire disponible à l’adresse https:arcg.is/0GaDnG. Ils doivent aussi enregistrer sur cette plateforme la date à laquelle le test PCR a été effectué, ainsi que le résultat du test.

– Le ministère rappelle aux passagers la nécessité d’observer l’auto-isolement jusqu’à l’obtention des résultats des tests PCR. Les voyageurs qui doivent effectuer un second PCR au Liban seront notifiés par SMS des lieux des laboratoires accrédités par le ministère.

En cas d’un test PCR positif

Selon la circulaire du ministère de la Santé, les personnes testées positives doivent coordonner avec le ministère afin de les transporter dans un hôpital gouvernemental dans la région où ils résident. Ils doivent à cet effet prévenir le ministère au 01-594459.

« Un bilan social et médical leur sera effectué », explique à L’Orient-Le Jour Pétra Khoury. Selon l’état de santé du patient, il sera hospitalisé ou il lui sera demandé d’observer une quarantaine à domicile. Au cas où il ne dispose pas d’un espace nécessaire pour observer la quarantaine, il sera dirigé vers l’un des centres d’isolement dont dix, répartis sur l’ensemble du territoire, devraient être opérationnels à partir du 10 juillet. Les touristes testés positifs, qui n’ont pas besoin d’hospitalisation, seront appelés à observer la quarantaine dans leur lieu de séjour, précise Mme Khoury.

Les touristes libanais

Les Libanais qui désirent effectuer un voyage d’agrément doivent se conformer aux consignes émises par les gouvernements des pays dans lesquels ils se rendent, sachant que jusqu’à présent, l’espace Schengen est toujours fermé aux touristes libanais.

Risques pour le Liban

L’ouverture de l’aéroport pourrait être accompagnée d’une recrudescence des cas de contamination au Covid-19, surtout si les voyageurs viennent de pays à haute prévalence. Le Liban, qui figure jusqu’à présent au nombre des pays à faible prévalence du Covid-19, sera-t-il capable de contrôler la situation ? Mme Khoury souligne qu’au début de l’épidémie au Liban, le gouvernement avait développé un plan de mitigation « que nous n’avons pas eu à appliquer, parce que la situation a été bien contrôlée ».

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Selon Mme Khoury, la capacité du Liban à faire face à cette nouvelle phase dépend de deux facteurs. Il s’agit d’une part du nombre des hospitalisations dues au Covid-19, et d’autre part de la propagation du coronavirus dans les régions. « Certains pays sont en train de se reconfiner, constate-t-elle. Un reconfinement total de l’ensemble du pays sera difficile, puisque personne ne peut le supporter ni sur le plan économique ni sur le plan moral, sachant que le confinement partiel des régions où des foyers épidémiques ont été identifiés a fait ses preuves. »


Après près de trois mois et demi de fermeture, l’Aéroport international de Beyrouth reprendra son activité aujourd’hui, mais à 10 % de sa capacité, en comparaison avec la même période de l’année dernière. Il a ainsi été décidé d’accueillir dans une première phase 2 000 passagers par jour. Un chiffre appelé à augmenter dès la semaine prochaine si les...

commentaires (3)

100$ ou 150.000LL haha ells bonne ..il vaut mieux avoir du cash en LL a l'arrivee

Liban Libre

14 h 14, le 01 juillet 2020

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Commentaires (3)

  • 100$ ou 150.000LL haha ells bonne ..il vaut mieux avoir du cash en LL a l'arrivee

    Liban Libre

    14 h 14, le 01 juillet 2020

  • D'abord, le risque est évalué à partir de 10 ans, partout, pour les enfants; ensuite s'il y a risque d'être contaminé pendant les 4heures de vols et se voir infliger un deuxième test à 100 USD pourquoi demander un test à l'embarquement? L'habituel et génétique racket des nos "élites". Ils peuvent toujours attendre, Godot, les touristes et leurs devises.

    Je partage mon avis

    11 h 53, le 01 juillet 2020

  • L,AUTO-ISOLEMENT DES PASSAGERS EST LE GRAVE PROBLEME. DES QU,ARRIVES A DOMICILE ILS VONT EMBRASSER PRENTS ET AMIS SURTOUT S,ILS ONT UN TEST NEGATIF MAIS SONT PORTEURS ASYMPTOMATIQUES DU FLEAU QU,ILS ONT LE PLUS SOUVENT ATTRAPPE DANS L,AVION SANS LE SAVOIR.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    11 h 48, le 01 juillet 2020