Éducation

Entre les professeurs du GLFL et la MLF, l’espoir d’un accord

Le DG de la Mission laïque française, Jean-Christophe Deberre, a adressé hier un courrier aux enseignants libanais de l’institution, promettant le respect de leurs droits. « Insuffisant », répond Me Ziad Baroud, au nom des instituteurs.

Entre les professeurs du GLFL et la MLF, l’espoir d’un accord

Une centaine de professeurs ont observé un sit-in, lundi, au GLFL de Beyrouth, et refusé de signer la modification de leur contrat de travail. Photo DR

Les pourparlers vont bon train entre les enseignants du Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth et la Mission laïque française, depuis le sit-in de protestation organisé lundi par le Comité des enseignants de l’établissement pour protester contre les mesures d’austérité imposées aux enseignants libanais de la MLF et contre les licenciements de quelque 180 professeurs. Annoncées sous forme d’un avenant au contrat de travail des enseignants, ces mesures les priveraient notamment de primes d’ancienneté, de treizième et quatorzième mois de salaire, d’aide à l’assurance. Sans compter la crainte des instituteurs de ne pas être indemnisés pour la modification de leur contrat de travail, d’autant qu’ils considèrent qu’il s’agit d’un nouveau contrat de travail. Des mesures qu’ils qualifient de « massacre » et dont ils dénoncent « l’injustice », face à leurs 40 collègues résidents français, qui reçoivent leurs salaires en euros et coûtent à l’institution « quelques trois millions deux cent mille euros par an », comme le confirme une source informée à L’Orient-Le Jour.

Les difficiles tractations

C’est dans ce cadre que les enseignants concernés ont fait part de leur refus de signer l’avenant du contrat (la date limite de signature est fixée au 1er juillet), avant d’avoir la certitude ferme que leurs droits seront respectés. Une certitude que tente aujourd’hui d’obtenir l’avocat Ziyad Baroud, qui mène les négociations en leur nom, en tant que représentant du syndicat des enseignants de l’école privée.

La seule avancée enregistrée pour l’instant est ce courrier envoyé hier par le directeur général de la MLF, Jean-Christophe Deberre, aux professeurs des cinq établissements, leur expliquant n’avoir d’autre choix que de modifier « les régimes de compléments salariaux », vu « la dégradation catastrophique de la situation financière et monétaire » et le « déficit record de 24 milliards de L.L. des établissements de la MLF au Liban ». Ce courrier souligne aussi qu’« il ne s’agit en aucun cas de priver les personnels de leurs droits » ni « de leur demander de renoncer aux éventuelles indemnités qui leur seraient dues au titre de changement de régimes de compléments salariaux ». « L’appréciation de ces situations ne pouvant se faire qu’au terme de la prochaine année scolaire », les enseignants restaient sur leur faim hier en début de soirée, attendant des promesses plus concrètes. « Cette lettre est insuffisante, car les indemnités ne seront payées que dans un ou deux ans », observe Me Baroud à L’Orient-Le Jour, qui affirme « essayer de trouver une solution à l’amiable dans l’intérêt des enseignants et dans le respect de leurs droits ».

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S’il reconnaît que « des licenciements auront effectivement lieu » et que « des mesures d’austérité seront adoptées », vu la crise généralisée qui a porté un coup de massue à l’école privée, il rappelle que « ces mesures doivent être accompagnées du respect du droit des enseignants ». L’avocat explique aussi qu’un avenant de contrat est considéré « comme une rupture de contrat décidée de manière unilatérale ». « Les enseignants invités à le signer ont donc droit à une indemnisation liée au montant annuel qu’ils perdront. Et le contrat doit comporter une clause écrite dans ce sens. Autrement, ils pourraient recourir à la justice », insiste-t-il. Du côté de la MLF, on espère que les choses « se calmeront d’ici peu », peut-être via une intervention de la France, et qu’on « se dirige vers une issue positive ».


Les pourparlers vont bon train entre les enseignants du Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth et la Mission laïque française, depuis le sit-in de protestation organisé lundi par le Comité des enseignants de l’établissement pour protester contre les mesures d’austérité imposées aux enseignants libanais de la MLF et contre les licenciements de quelque 180 professeurs. Annoncées...

commentaires (1)

je ne comprend pas cette situation les eleves des ecoles francaises sont en general de la classe dite moyenne qui devient aujourdh'ui plus pauvre. neanmoins si les salaires et les ecolages sont en livres libanaises il ne devrait pas y avoir un probleme de base si aucun changement n'est prevu sur les salires ou ecolages ni memes sur le sindemnites UN APPEL DE LA VERITE MONSIEUR MACRON, VOUS QUI DONNEZ DES MILLIARDS D'EUROS POUR SAUVER QUI AIR FRANCE QUI RENAULT ETC.. NE POURRIEZ VOUS PAS DONNER UNE AIDE MINIMUM A SES INSTITUTIONS FRANCAISES QUI ONT FAIT RAYONNER LE FRANCAIS DANS CE EX BEAU PAYS QUE LE LIBAN A ETE? UN PETIT GESTE DE NOTRE CHERE FRANCE , NOTRE DEUXIEME PATRIE POUR BEAUCOUP DE LIBANAIS REMONTRAIT LES ECOLES ET LE MORAL DU LIBANAIS QUI COMPRENDRA QUE LA FRANCE NE LE REJETE PAS AUJOURDH'UI ENCORE MALGRE SES DIFFICULTES

LA VERITE

17 h 07, le 01 juillet 2020

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Commentaires (1)

  • je ne comprend pas cette situation les eleves des ecoles francaises sont en general de la classe dite moyenne qui devient aujourdh'ui plus pauvre. neanmoins si les salaires et les ecolages sont en livres libanaises il ne devrait pas y avoir un probleme de base si aucun changement n'est prevu sur les salires ou ecolages ni memes sur le sindemnites UN APPEL DE LA VERITE MONSIEUR MACRON, VOUS QUI DONNEZ DES MILLIARDS D'EUROS POUR SAUVER QUI AIR FRANCE QUI RENAULT ETC.. NE POURRIEZ VOUS PAS DONNER UNE AIDE MINIMUM A SES INSTITUTIONS FRANCAISES QUI ONT FAIT RAYONNER LE FRANCAIS DANS CE EX BEAU PAYS QUE LE LIBAN A ETE? UN PETIT GESTE DE NOTRE CHERE FRANCE , NOTRE DEUXIEME PATRIE POUR BEAUCOUP DE LIBANAIS REMONTRAIT LES ECOLES ET LE MORAL DU LIBANAIS QUI COMPRENDRA QUE LA FRANCE NE LE REJETE PAS AUJOURDH'UI ENCORE MALGRE SES DIFFICULTES

    LA VERITE

    17 h 07, le 01 juillet 2020