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Sit-in devant le palais de Justice de Beyrouth : le père d'un militant détenu tente de s'immoler

Sit-in devant le palais de Justice de Beyrouth : le père d'un militant détenu tente de s'immoler

Sit-in de proches de militants originaires de la Békaa et détenus par les autorités, le 25 juin 2020 devant le palais de Justice de Beyrouth. Photo Médéa Azouri

Le père d'un militant originaire de la Békaa, arrêté avec plusieurs autres il y a quelques jours dans le cadre d'une vague d'arrestations dans les milieux de la contestation, a tenté jeudi de s'immoler par le feu lors d'un sit-in devant le palais de Justice de Beyrouth, dans le secteur de Adlié.

Selon les informations de L'Orient-Le Jour, un homme qui affirme être le père d'un militant détenu, pris de désespoir, s'est aspergé d'essence durant ce sit-in, avant de tenter de s'immoler par le feu, mais il a finalement été empêché de le faire et se porte bien. La police était massivement déployée sur les lieux afin de repousser les protestataires, mais face au refus de ceux-ci d'obtempérer, des échauffourées et des bousculades ont éclaté. Les rangs des contestataires continuent de grossir. Quelques tensions ont également été signalées entre manifestants et automobilistes excédés qui tentaient de se frayer un passage parmi les contestataires. Des protestataires ont également lancé des pierres contre les policiers, selon l'Agence nationale d'information, endommageant plusieurs voitures, notamment celle d'une juge. 

Selon l'Ani au moins une personne a été blessée lors de ce sit-in. Vingt-et-une personnes sont détenues jusqu'à ce jour à l'issue de cette série d'arrestations, selon l'Ani. Les familles des détenus affirment que leurs proches ont été déférés devant le juge d'instruction, et dénoncent "une décision politique par excellence", dans une critique adressée au pouvoir en place.

La rue ne décolère toujours pas face à ce pouvoir qu'elle accuse de corruption et d'incompétence depuis le 17 octobre 2019, date du déclenchement d'une révolte populaire inédite. Le Liban connaît sa pire crise économique et financière en trente ans, couplée à un effondrement massif de la livre libanaise.

Plusieurs autres manifestations se sont produites depuis mercredi soir à travers le territoire, et jeudi un regain de la contestation dans la rue était enregistré, alors que se tient au palais présidentiel de Baabda, une réunion de "dialogue national" convoquée par le chef de l'Etat. Lors de ces assises, Michel Aoun a affirmé que la paix civile était "une ligne rouge", en allusion aux récentes émeutes qui ont dégénéré en affrontements intercommunautaires dans plusieurs régions du pays, début juin, faisant craindre une nouvelle guerre civile.

Le père d'un militant originaire de la Békaa, arrêté avec plusieurs autres il y a quelques jours dans le cadre d'une vague d'arrestations dans les milieux de la contestation, a tenté jeudi de s'immoler par le feu lors d'un sit-in devant le palais de Justice de Beyrouth, dans le secteur de Adlié.Selon les informations de L'Orient-Le Jour, un homme qui affirme être le père d'un militant détenu, pris de désespoir, s'est aspergé d'essence durant ce sit-in, avant de tenter de s'immoler par le feu, mais il a finalement été empêché de le faire et se porte bien. La police était massivement déployée sur les lieux afin de repousser les protestataires, mais face au refus de ceux-ci d'obtempérer, des échauffourées et des bousculades ont éclaté. Les rangs des contestataires continuent de grossir. Quelques tensions ont...