Le chef de la diplomatie palestinienne, Riad Al-Malki. Photo d'archives AFP
Toute annexion de territoires palestiniens par Israël serait "un crime", a affirmé au Conseil de sécurité de l'ONU le chef de la diplomatie palestinienne, Riad al-Malki, en avertissant "d'immédiates répercussions" si ce projet se concrétisait.
Tout le monde parle de "croisée des chemins" mais le problème est qu'Israël est "malheureusement le chauffeur" et qu'il refuse de s'arrêter au "feu rouge", a souligné le ministre. "Israël doit savoir qu'une annexion aura des répercussions immédiates et tangibles". "C'est pourquoi nous avons appelé la communauté internationale à adopter des mesures efficaces, y compris des sanctions, pour dissuader" ce pays de procéder à une annexion de territoires, a-t-il rappelé. "L'annexion n'est pas seulement illégale. C'est un crime", a-t-il dit.
Malgré cela, "Israël semble déterminé à ignorer ce gros feu rouge que la communauté internationale a érigé pour sauver des vies", a insisté Riad al-Malki. "Un tel régime ne peut prévaloir" et ses actions "conduiront uniquement à de l'instabilité et de l'insécurité comme cela s'est déjà produit souvent", a-t-il aussi déclaré. Selon le ministre, "Israël teste la détermination de la communauté internationale". "Nous devons prouver qu'il a tort", a-t-il affirmé.
Dans sa réponse, l'ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU, Danny Danon, a reproché aux Palestiniens d'avoir refusé de venir négocier avec son pays, conduisant selon lui à la situation actuelle. Le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit annoncer à partir du 1er juillet sa stratégie pour mettre en place le plan américain. Elle pourrait inclure l'annexion par Israël des colonies juives et de la vallée du Jourdain, une vaste plaine agricole, en Cisjordanie.


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