Un avion de la compagnie libanaise Middle East Airlines atterrissant à Beyrouth, le 5 avril 2020 en provenance d’Arabie saoudite. Photo d’archives AFP
Dix-neuf nouvelles contaminations au coronavirus ont été enregistrées hier, dont douze parmi les résidents et sept parmi des rapatriés rentrés d’Arabie saoudite, de Centrafrique, de Côte d’Ivoire, de Syrie et du Nigeria. Ce qui fait monter à 1 622 le nombre des cas cumulés de Covid-19 depuis la déclaration du premier cas, le 21 février, selon le bilan quotidien du ministère de la Santé. Avec 1 098 guérisons et 32 décès, 492 personnes sont encore atteintes par le coronavirus.
Par ailleurs, douze cas ont été détectés en Syrie parmi 123 étudiants syriens résidant au Liban, qui rentraient dans leur pays pour y passer des examens scolaires, selon l’agence de presse officielle syrienne SANA.
Parallèlement, à l’approche de la réouverture de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) aux vols commerciaux et touristiques à partir du 1er juillet, mais à 10 % de sa capacité en comparaison avec la même période de l’année dernière, la compagnie aérienne Middle East Airlines (MEA) a annoncé le programme de ses vols prévus à partir de cette date ainsi que les procédures sanitaires à respecter.
La MEA a d’emblée assuré qu’elle reprendra « progressivement » ses vols commerciaux « en prenant toutes les mesures préventives pour assurer la sécurité des passagers ». Dans un communiqué, elle a ensuite détaillé les modalités et mesures à respecter par les passagers, selon que leur pays de provenance offre ou non la possibilité d’effectuer des tests de dépistage PCR. Ces modalités sont calquées sur celles mises en place par le ministère des Travaux publics et des Transports et la direction générale de l’Aviation civile lundi.
Selon ces modalités, 80 % des passagers devraient venir de pays où les tests PCR sont effectués et 20 % de pays où ceux-ci ne sont pas disponibles. Les passagers venant de pays où le PCR est disponible doivent effectuer le test dans des laboratoires certifiés par les autorités locales, au maximum 96 heures (4 jours) avant leur départ pour le Liban. Les résultats des tests doivent être présentés au comptoir d’enregistrement. Seuls les passagers avec un test négatif seront autorisés à embarquer. À l’arrivée à Beyrouth, tous les passagers sont susceptibles d’être testés à nouveau par des laboratoires agréés par le ministère de la Santé. Le test coûtera 100 dollars et devra être payé à travers les compagnies aériennes.
Sont exemptés de cette mesure les passagers qui ont quitté Beyrouth pour une durée de moins d’une semaine ainsi que les passagers qui effectuent une escale à l’AIB.
Les passagers en provenance des pays ne disposant pas de PCR seront testés à leur arrivée à Beyrouth. Le test coûtera 100 dollars et devra être payé de même via les compagnies aériennes. Ils seront testés une deuxième fois 72 heures plus tard dans un laboratoire déterminé par le ministère de la Santé. Les frais de ce second test seront à la charge des passagers.
De plus, tous les passagers doivent remplir une déclaration du ministère de la Santé qui sera disponible en ligne sur le lien
https://arcg.is/0GaDnG. Ils doivent aussi être munis d’une assurance couvrant tous les frais de traitement pour le coronavirus durant leur séjour au Liban.
Par ailleurs, le port du masque et le gel hydroalcoolique à usage individuel sont obligatoires. Enfin, la MEA annonce dans son communiqué le plan des vols prévus entre le 1er et le 14 juillet. Ces vols concernent majoritairement des liaisons en provenance d’Europe. Des vols de rapatriement depuis Beyrouth vers d’autres pays, notamment ceux du Golfe et d’Afrique, sont également programmés.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine