Avec un mètre carré oscillant entre 1 400 et 1 500 dollars, les revenus générés par la vente de 15 terrains en 2019 et 2020 ont permis à Solidere d’empocher 342 millions de dollars à la fin du premier semestre de cette année, pour un total de 234 000 m² de zones de construction situées sur le nouveau front de mer beyrouthin, entre la baie Saint-Georges et l’ancien site du BIEL. Dans le détail, la société a effectué huit ventes pour 183 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de 2020 et a encaissé 110 millions de dollars contre six transactions similaires à la même période en 2019.
La société avait cassé ses prix en deux lors du second semestre de l’année 2019, selon Mohammad Zantout, directeur comptable de l’entreprise cité par le site Businessnews.com.lb. Selon lui, « 95 % des acheteurs sont libanais, dont la majorité cherchent à libérer leurs fonds déposés sur les comptes en banque ». L’immobilier s’est en effet imposé comme une des principales valeurs refuges des déposants libanais alors que le pays traverse une grave crise économique et financière et que les banques ont drastiquement restreint l’accès des déposants à leurs comptes en devises. Les ventes réalisées par Solidere, et réglées essentiellement en chèques bancaires, lui ont en outre permis de rembourser les banques à hauteur de 190 millions de dollars, passant ainsi de 414 millions à 225 millions de dollars de dettes, incluant celles dues aux entrepreneurs et aux fournisseurs.
Solidere est la société privée créée par l’ancien Premier ministre Rafic Hariri dans le but de reconstruire le centre-ville après la guerre civile de 1975 à 1990. La société affirme posséder un portfolio de terrains à vendre sur le front de mer totalisant 1,35 million de m².


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HEHEHE ! ET LES SOUS US OU SONT ILS ? EN SUISSE OU AUX BALEARES ?
16 h 43, le 25 juin 2020