Le député Samir Jisr. Photo Ani
Le président de la commission parlementaire de la Défense Samir Jisr a réaffirmé lundi la nécessité de préserver "la paix civile", "l'argent des citoyens" ainsi que les "biens publics", à l'issue d'une réunion de la commission consacrée à l'examen des conséquences des actes de vandalisme qui ont eu lieu il y a quelques jours à Beyrouth et à Tripoli. "Nous voulons réaffirmer l'importance de protéger la paix civile, l'argent des citoyens et les biens publics", a-t-il dit.
De son côté, le député Alain Aoun, membre du Courant patriotique libre dirigé par Gebran Bassil, a insisté sur l'importance de "tirer les leçons" des émeutes, pour "éviter que de tels événements se reproduisent". "Le droit de manifester est sacré, quelle qu'en soit la raison", a-t-il rappelé sur son compte Twitter, mais "il est impératif de poursuivre en justice quiconque commet des actes de vandalisme", car "éviter de sombrer dans la sédition est le premier des devoirs politiques".
La ministre de la Justice, Marie-Claude Najm, a elle aussi rappelé lors d'un point presse à l'issue de la réunion son attachement à la "protection des manifestants pacifiques qui ont des doléances sociales, liées à la détérioration de la situation économique et sociale, ou politiques opposées au gouvernement, ou encore des demandes liées à la résolution 1559 (du Conseil de sécurité de l'ONU portant sur le désarmement des milices), en passant par des élections législatives anticipées". Elle a toutefois souligné que "la justice est à la base de toute poursuite ou arrestation" et a pour but de "protéger les libertés et les droits basiques". "Ces libertés ne peuvent justifier les atteintes aux propriétés publiques ou privées ou contre les forces de sécurité qui subissent la même crise. "Les sanctions ne seront prises que contre ceux qui auront été jugés coupables de violations, et non contre ceux qui manifestent pacifiquement pour s'exprimer, même si certains d'entre eux s'expriment en proférant des insultes contre certaines instances", a-t-elle ajouté. La ministre a également rappelé que onze personnes impliquées dans les émeutes des 11 et 12 juin ont été arrêtées, "après les poursuites qu'elle a réclamées contre eux auprès du parquet général de cassation".
De nombreux actes de vandalisme avaient secoué début juin Beyrouth et Tripoli, faisant monter la tension dans le pays. Des actes qui ont été condamnés par les manifestants anti-pouvoir pacifiques qui pointent du doigt des éléments infiltrés. Plusieurs formations politiques ont également condamné ces actes, évoquant parfois un "complot".
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