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Autorisation des narguilés dans les lieux publics : Abou Charaf exhorte le gouvernement à revenir sur sa décision

Autorisation des narguilés dans les lieux publics : Abou Charaf exhorte le gouvernement à revenir sur sa décision

Le président de l'Ordre des médecins Charaf Abou Charaf. Photo d'archives Ibrahim Tawil

Le président de l'Ordre des médecins, Charaf Abou Charaf, a dénoncé vendredi la décision du ministère du Tourisme d'autoriser à nouveau le narguilé dans les cafés, restaurants et plages, ce qui avait été interdit dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le président de l'ordre a appelé le gouvernement à revenir sur cette décision. 

Lors d'une conférence de presse, M. Abou Charaf a rappelé les nombreux chiffres mettant l'accent sur la nocivité du narguilé. Il a notamment souligné que le nombre de personnes atteintes du coronavirus est trois fois plus élevé parmi les fumeurs. "Les fumeurs souffrant du virus sont plus à risque et ont plus régulièrement besoin d'être mis sous respirateur artificiel ou d'être hospitalisés aux soins intensifs", a-t-il ajouté, affirmant que le taux de mortalité du Covid-19 était également plus élevé parmi les fumeurs. 

Et de souligner que le narguilé augmente les risques de contamination, du fait "des contacts fréquents entre la main et le visage". Il a ajouté que les bactéries restent par ailleurs logées dans les pipes à eau, quelle que soit la façon dont elles sont nettoyées. "Tant que la crise du coronavirus fait rage, il faut interdire les chichas dans les lieux publics. Lorsque la crise sera terminée, il faudra continuer à l'interdire, conformément aux dispositions de la loi 174", a lancé le président de l'Ordre. 

Il a dans ce contexte appelé le gouvernement à revenir sur sa décision et à ne pas "compromettre les accomplissements réalisés jusqu'à maintenant dans la lutte contre le virus et ne pas risquer de nous ramener à la case départ". "L'Etat doit prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé des Libanais", a-t-il lancé. 

Selon la circulaire publiée mercredi par le ministre du Tourisme Ramzi Moucharrafiyé, la chicha peut à nouveau être servie en plein air et les tubes et embouts doivent être à usage unique. De plus, le narguilé doit être lavé et désinfecté après chaque usage, sachant qu’il ne peut être utilisé qu’une seule fois par jour. En prenant une telle décision, M. Moucharrafiyé aurait peut-être cédé à la pression des restaurateurs. 




Le président de l'Ordre des médecins, Charaf Abou Charaf, a dénoncé vendredi la décision du ministère du Tourisme d'autoriser à nouveau le narguilé dans les cafés, restaurants et plages, ce qui avait été interdit dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le président de l'ordre a appelé le gouvernement à revenir sur cette décision. Lors d'une conférence de presse, M. Abou Charaf a rappelé les nombreux chiffres mettant l'accent sur la nocivité du narguilé. Il a notamment souligné que le nombre de personnes atteintes du coronavirus est trois fois plus élevé parmi les fumeurs. "Les fumeurs souffrant du virus sont plus à risque et ont plus régulièrement besoin d'être mis sous respirateur artificiel ou d'être hospitalisés aux soins intensifs", a-t-il ajouté, affirmant que le taux de mortalité du...