Sit-in devant le Sérail de Jounieh, pour demander la libération d'un activiste. Photo tirée de la page Facebook Akhbar al-Saha
Quelques dizaines de personnes ont manifesté jeudi devant le Sérail de Jounieh, dans le Kesrouan, afin de réclamer la libération d'un activiste, Michel Chamoun, arrêté après avoir publié une vidéo dans laquelle il s'en prend au président libanais, Michel Aoun, et à son mandat. Certains manifestants ont condamné la violence avec laquelle le jeune homme a été arrêté par la Sécurité de l'Etat.
Lundi, le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, a chargé les enquêteurs de la police judiciaire de lancer des investigations pour déterminer l’identité de personnes qui ont diffusé des publications et des images portant atteinte à la personne du président de la République. Le chef du parquet a en outre demandé à la Cour de cassation que les détenteurs de ces comptes sur les réseaux sociaux soient poursuivis pour diffamation et outrage public, les textes et images incriminés étant visibles de tous. Une mesure dénoncée par des militants de la société civile qui considèrent qu’elle favorise la répression de la liberté d’expression. Mercredi, plusieurs dizaines d'activistes se sont rassemblés devant le palais de justice de Beyrouth, afin de "se rendre" symboliquement aux autorités et dénoncer les menaces de poursuites lancées par le parquet.


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