Le président libanais, Michel Aoun (g.), recevant l'ancien ministre Tarek el-Khatib, à Baabda, le 17 juin 2020. Photo Dalati et Nohra
Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé mercredi que les forces de sécurité et les douanes avaient pris "des mesures supplémentaires" au niveau des frontières avec la Syrie et dans le port, afin d'empêcher la contrebande. La question du trafic illégal avec le pays voisin a mobilisé les responsables politiques ainsi que les autorités ces dernières semaines, menant à la saisie de nombreux chargements de denrées alimentaires, de produits contrefaits et de mazout.
Par ailleurs, le chef de l'Etat a réitéré, lors d'entretiens avec ses visiteurs et selon des propos rapportés sur son compte Twitter, que "la Banque centrale, les banques et le gouvernement" doivent assumer la responsabilité de la crise que subit actuellement le pays, la pire de ces 30 dernières années, et "certainement pas les déposants".
Depuis octobre dernier, la livre a perdu 70% de sa valeur atteignant jeudi de nouveaux sommets, une dégringolade vertigineuse qui a alimenté le mouvement de contestation et la remise en cause des élites accusées de corruption. Officiellement, la livre est indexée sur le billet vert depuis 1997 au taux fixe de 1 507 livres pour un dollar, mais depuis octobre 2019, elle poursuit sa chute dans les bureaux de change.
Vendredi, le gouvernement et la BDL s'étaient mis d'accord pour injecter des dollars sur le marché afin de stabiliser le taux de change. Certains responsables ont critiqué cette mesure, estimant que les devises injectées risquaient de se retrouver en Syrie, via les réseaux de contrebande.


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