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Économie - Infrastructure

Les grands projets européens de transport épinglés

Les grands projets européens de transport épinglés

Vue du chantier du tunnel de la liaison Lyon-Turin, à Saint-Martin-la-Porte, le 29 novembre 2018. Marco Bertorello/AFP

En retard, coûteux, fondés sur des prévisions de trafic trop optimistes : la Cour des comptes européenne a établi hier un diagnostic sévère sur plusieurs grands projets transfrontaliers de transport dans l’UE, dont la liaison Lyon-Turin et le canal Seine-Nord Europe. L’institution, chargée de veiller à la bonne utilisation des fonds européens, a appelé à « accélérer » la mise en œuvre de ces infrastructures cofinancées par l’UE. Elle estime notamment que six des huit qui ont été contrôlées « ne fonctionneront probablement pas à leur pleine capacité d’ici à 2030 », l’échéance fixée pour la construction du réseau central transeuropéen de transports (RTE-T).

Le projet, qui accuse un retard de 18 ans, « ne sera pas mené à bien dans son intégralité d’ici à 2030 », estime Oskar Herics, un membre de la Cour responsable du rapport, jugeant aussi que « le promoteur a retenu des hypothèses de trafic trop optimistes ».

La Cour des comptes avertit que « certains projets risquent de ne pas être économiquement viables », citant l’axe Rail Baltica (allant de Berlin à Tallinn via la Pologne) et « la partie ferroviaire de la liaison fixe du Fehmarn Belt (tunnel immergé entre l’Allemagne et le Danemark), dont le réservoir de passagers est beaucoup trop insuffisant ».

Citée dans le rapport, la Commission juge quant à elle que ses interventions « ont souvent été déterminantes pour garantir la mise en œuvre des projets » et « que la plupart des » infrastructures de transport phares « seront opérationnelles » en 2030.

Source : AFP

En retard, coûteux, fondés sur des prévisions de trafic trop optimistes : la Cour des comptes européenne a établi hier un diagnostic sévère sur plusieurs grands projets transfrontaliers de transport dans l’UE, dont la liaison Lyon-Turin et le canal Seine-Nord Europe. L’institution, chargée de veiller à la bonne utilisation des fonds européens, a appelé à « accélérer » la mise en œuvre de ces infrastructures cofinancées par l’UE. Elle estime notamment que six des huit qui ont été contrôlées « ne fonctionneront probablement pas à leur pleine capacité d’ici à 2030 », l’échéance fixée pour la construction du réseau central transeuropéen de transports (RTE-T).Le projet, qui accuse un retard de 18 ans, « ne sera pas mené à bien dans son intégralité d’ici à...
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