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Économie - Finances Publiques

Le déficit public toujours en hausse en mars

Le déficit public toujours en hausse en mars

Le déficit public a augmenté de près de 71 % sur les trois premiers mois de 2020. Photo M.A.

Alors que le gouvernement libanais doit poursuivre jeudi ses discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue de décrocher une aide financière pour le pays (la séance d’hier a été décalée à cause de la réunion des députés de Beyrouth au Parlement), les chiffres des finances publiques pour le mois de mars ont confirmé la mauvaise trajectoire prise depuis janvier.

Selon les chiffres du ministère des Finances, le déficit public a atteint 2 494,96 milliards de livres à fin mars (soit de 1,65 milliard de dollars au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar), donc une hausse de 70,86 % par rapport aux 1 460,26 milliards de livres atteints sur la même période un an plus tôt (968,66 millions de dollars).

Le déficit représente près de 42,63 % des dépenses publiques totales sur le même exercice, qui ont atteint de leur côté 5 852,11 milliards de livres (3,88 milliards de dollars). Ces dépenses sont en hausse de 9,5 % en un an. Les avances du Trésor à Électricité du Liban (EDL) ont reculé de 2,73 % à fin mars 2020 pour atteindre près de 455,05 milliards de livres (près de 302 millions de dollars). Elles représentent en outre 7,78 % des dépenses publiques sur les trois premiers mois de 2020. Le budget pour 2020 a réservé 1 500 milliards de livres (environ 1 milliard de dollars) pour financer les avances du Trésor à EDL, qui lui permettent de financer ses achats de carburant (les tarifs d’électricité étant figés depuis le début des années 1990). Cette enveloppe est en nette baisse (-40 %) par rapport à celles incluses dans le budget pour 2019. La hausse des dépenses publiques est, cette fois encore, en partie liée à celle des « dépenses générales », qui incluent en principe les rémunérations du secteur public qui ont encore augmenté, cette fois de 1,23 %, à 2 080,77 milliards de livres (1,38 milliard de dollars).

Les recettes de l’État ont reculé de 13,57 % sur la même période, à 3 357,15 milliards de livres (près de 2,23 milliards de dollars). Les recettes fiscales connaissent une baisse comparable (-12,47 % sur la même période à un peu plus de 2 610,55 milliards de livres ou 1,73 milliard de dollars), tandis que les revenus du secteur des télécoms affichent une diminution de 38,67 % par rapport à la même période l’an dernier.

Le déficit primaire (sans compter le service de la dette) s’est élevé à 1 018,61 milliards de livres (soit 675,69 millions de dollars), ce qui représente un bond de 2 378,77 % comparé à l’excédent primaire de 44,7 milliards de livres (près de 29,65 millions de dollars) atteint sur les trois premiers mois de 2019. En mars 2020, le paiement des intérêts représentait 25,22 % des dépenses publiques alors que ce pourcentage était de 26,48 % à fin février 2019.

Alors que le gouvernement libanais doit poursuivre jeudi ses discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue de décrocher une aide financière pour le pays (la séance d’hier a été décalée à cause de la réunion des députés de Beyrouth au Parlement), les chiffres des finances publiques pour le mois de mars ont confirmé la mauvaise trajectoire prise depuis janvier.Selon les chiffres du ministère des Finances, le déficit public a atteint 2 494,96 milliards de livres à fin mars (soit de 1,65 milliard de dollars au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar), donc une hausse de 70,86 % par rapport aux 1 460,26 milliards de livres atteints sur la même période un an plus tôt (968,66 millions de dollars).Le déficit représente près de 42,63 % des dépenses publiques totales sur le...
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