Les économies dépendant largement du secteur des services risquent de payer à long terme le plus lourd tribut à la crise économique causée par la pandémie de Covid-19, car il n’est pas certain qu’ils bénéficieront d’un rebond marqué de la consommation, a souligné hier l’économiste en chef du FMI, Gita Gopinath. Elle relève que cette crise ne ressemble en rien aux crises habituelles.
« Dans les crises typiques, le poids est supporté par le secteur manufacturier, reflétant une baisse des investissements, tandis que sur les services, l’impact est généralement atténué car la demande de consommation est moins affectée », note-t-elle. Or, pendant les mois de paralysie de l’activité, la contraction des services a été bien plus marquée que celle de la production. C’est un constat aussi bien dans les marchés avancés que dans les économies émergentes, observe-t-elle. Il y a des exceptions comme la Suède et Taïwan « qui ont adopté une approche différente de la crise sanitaire, avec des mesures de confinement limitées et, par conséquent, un impact proportionnellement plus faible sur les services comparé à l’effet sur la production », nuance-t-elle.
L’économiste note ainsi que dans le cas de la Chine, où la pandémie a démarré et l’un des premiers pays à être passés en phase de déconfinement, la reprise du secteur des services est « en retard » sur la reprise.


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