Photo d'illustration Ani
Les employés des hôpitaux publics ont appelé mardi l'Etat à verser les arriérés de paiement dus au secteur, alors que 80% d'entre eux n'ont pas été payés ces derniers mois.
Dans un communiqué, le syndicat des employés des hôpitaux gouvernementaux a exhorté le ministère des Finances à effectuer le suivi de ces versements, après leur approbation, la semaine dernière, par le ministre de la Santé, Hamad Hassan. "Plus de 80% des employés des établissements publics vivent sans salaire depuis plus d'un mois, malgré le fait qu'ils sont en première ligne contre la pandémie", a regretté le syndicat.
Il a appelé le ministre de la Santé à "intervenir personnellement" auprès du ministère des Finances afin que les fonds dus par l'Etat soient libérés afin de régler "la crise des salaires". Le syndicat a également demandé au ministre Hassan d'intervenir pour que les administrations de certains hôpitaux réticents mettent en oeuvre les augmentations de salaires dues aux employés depuis l'adoption d'une nouvelle grille des salaires pour les fonctionnaires.
Les hôpitaux publics et privés sont en crise depuis des années, au moment où les finances de l’État libanais sont à sec et que le pays connaît sa pire crise économique en trente ans. Cette situation s'est davantage compliquée avec les conséquences de la pandémie du coronavirus. La semaine dernière, les employés de l'Hôpital gouvernemental Rafic Hariri, qui accueille de nombreux patients atteints du Covid-19, avaient organisé un sit-in devant l'établissement et menacé de suspendre le travail mercredi, même pour le traitement des malades atteints de coronavirus, si l'administration de l'hôpital ne leur versait pas leurs arriérés de salaires et ne réglait pas le problème des contractuels.


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