Pour la première fois, une fédération régionale entière du parti allemand d’extrême droite, celle du Brandebourg (Est), a été placée sous surveillance policière en raison de son radicalisme, ont annoncé hier les autorités locales. Toutes les structures de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans ce Land qui entoure la capitale Berlin, et où le mouvement était arrivé en deuxième position lors d’élections régionales en 2019 avec 23,5 % des voix, deviennent « un cas suspect et un objet de surveillance » de la part du renseignement intérieur, a indiqué le ministère local de l’Intérieur. Ce traitement, frappé du sceau de l’infamie en Allemagne, est réservé aux groupuscules ou organisations considérés comme pouvant présenter un danger national. La sanction a été critiquée comme une « erreur » par le principal dirigeant de l’AfD au plan national, Alexander Gauland. Elle vient s’ajouter à une décision similaire déjà prise par les autorités allemandes en mars et visant alors, au plan national, la frange la plus radicale au sein de l’AfD, appelée « L’Aile » et proche des néonazis.
Monde - Allemagne
La pression policière se renforce sur l’extrême droite
OLJ / le 16 juin 2020 à 00h00

