Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Des manifestants investissent le siège du ministère des Finances à Tripoli

Des manifestants devant le siège du ministère des Finances, à Tripoli, le 10 juin 2020. Photo Ani

Quelques manifestants se sont introduits mercredi matin dans le siège du ministère des Finances à Tripoli (Nord), réclamant le départ des fonctionnaires s'y trouvant, afin de protester contre la chute de la livre libanaise et l'effondrement économique.  

Les contestataires ont notamment reproché aux responsables politiques "de ne pas se soucier des droits les plus élémentaires des jours", selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). "Coupures d'électricité, pénurie de mazout, inflation insensée... Les gens ne peuvent plus supporter cette pression et ont besoin de solutions immédiates", ont-ils déclaré. 

Dans la localité voisine de Mina, des contestataires ont forcé la fermeture du central téléphonique et le départ des employés, à coup de slogans réclamant la récupération des fonds pillés et la condamnation des responsables corrompus. Ils ont ensuite fait de même au siège d'Électricité du Liban - Kadicha, interdisant aux salariés de retourner à leurs bureaux.

Le Liban traversant sa pire crise économique et financière de ces 30 dernières années, frappant durement la population, les revendications socio-économiques se sont greffées depuis plusieurs mois sur les revendications de base du mouvement de contestation, qui réclame depuis octobre la fin de la corruption et la chute de la classe politique actuelle. Des manifestations, organisées ou spontanées sont dans ce cadre organisées régulièrement ces dernières semaines, dans toutes les régions du pays, malgré la pandémie de coronavirus qui avait ralenti le mouvement. Samedi, un rassemblement organisé dans le centre-ville avait été émaillé de tensions avec les jeunes des quartiers voisins, proches du mouvement Amal et du Hezbollah, après le lancement par certains contestataires de slogans appelant au désarmement du parti chiite. 

Quelques manifestants se sont introduits mercredi matin dans le siège du ministère des Finances à Tripoli (Nord), réclamant le départ des fonctionnaires s'y trouvant, afin de protester contre la chute de la livre libanaise et l'effondrement économique.  Les contestataires ont notamment reproché aux responsables politiques "de ne pas se soucier des droits les plus élémentaires des jours", selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). "Coupures d'électricité, pénurie de mazout, inflation insensée... Les gens ne peuvent plus supporter cette pression et ont besoin de solutions immédiates", ont-ils déclaré. Dans la localité voisine de Mina, des contestataires ont forcé la fermeture du central téléphonique et le départ des employés, à coup de slogans réclamant la...