Une famille de déplacés syriens dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, le 8 juin 2020. AFP / Abdulaziz KETAZ
Selon l'OSDH, des avions de combat russes ont mené avant l'aube une quinzaine de frappes sur des villes et des villages de la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, tenus par des groupes rebelles et jihadistes.
Les raids ont entraîné la mort d'un civil dans le village de Balyoun, le "premier à périr dans une frappe aérienne" depuis la trêve russo-turque, a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire Rami Abdel Rahmane.
Un cessez-le-feu négocié par Moscou, allié du régime, et la Turquie, parrain de certains groupes rebelles, était entré en vigueur en mars après plusieurs mois d'une offensive de Damas soutenu par l'aviation russe dans la province d'Idleb et les territoires adjacents, une région qui constitue l'ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie. Quelque 500 civils avaient péri selon l'OSDH et près d'un million avaient été déplacés d'après l'ONU.
Le 3 juin, l'aviation russe avait mené ses premiers raids en trois mois d'accalmie relative contre des positions jihadistes dans une zone à la lisière des provinces de Hama, d'Idleb et de Lattaquié. Lundi, plus de 40 combattants ont été tués dans des affrontements entre les forces du régime et des jihadistes, signalant un regain de tension dans la région.
Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a tué plus de 380.000 personnes et déplacé près de la moitié de la population d'avant-guerre.


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