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Funérailles populaires à Aden pour un vidéaste collaborant avec l'AFP

Portrait datant du 17 mai 2020 de Nabil al-Quaety, un vidéast yéménite tué par des combattants en bas de son immeuble. AFP / FACEBOOK / Nabil HASAN

Des centaines de personnes ont participé jeudi à Aden au Yémen aux funérailles de Nabil al-Quaety, vidéaste collaborant avec l'AFP depuis cinq ans, tué par balle devant son domicile par des tireurs non identifiés qui ont pris la fuite. Durant les funérailles, la foule a scandé des slogans en faveur de la liberté d'expression dans le pays en guerre, louant le talent de ce vidéaste yéménite mort à 34 ans.

Nabil al-Quaety, qui collaborait aussi avec des médias régionaux, laisse derrière lui de jeunes enfants et une femme enceinte. "Aujourd'hui, on dit adieu à l'un des plus courageux journalistes d'Aden", a déclaré l'un de ses collègues, Mansour Saleh. Des drapeaux de l'ancienne République populaire du Yémen, qui était avant 1990 un Etat indépendant dans le sud, ont été déployés pendant les funérailles pour rappeler l'engagement personnel de Nabil al-Quaety pour l'autonomie de cette région. Mais, dans sa collaboration avec les médias, Nabil al-Quaety était "un simple journaliste qui couvrait ce qui se passait sur le terrain", a souligné à l'AFP l'un de ses frères, Marwan.

L'attentat qui lui a coûté la vie mardi a été condamné par le gouvernement yéménite, les séparatistes qui contrôlent Aden, Reporters sans frontières (RSF) et l'Unesco, l'agences des Nations unies pour la culture. Le Comité de protection des journalistes, basé à New York, a demandé une enquête.

Mercredi, le directeur de l'information de l'AFP, Phil Chetwynd, avait fait part du "choc" à l'agence après "le meurtre insensé d'un journaliste courageux qui faisait son travail malgré les menaces et intimidations". "Les pensées de tout le monde à l'AFP vont aujourd'hui à sa femme et ses enfants", avait-il ajouté.


Des centaines de personnes ont participé jeudi à Aden au Yémen aux funérailles de Nabil al-Quaety, vidéaste collaborant avec l'AFP depuis cinq ans, tué par balle devant son domicile par des tireurs non identifiés qui ont pris la fuite. Durant les funérailles, la foule a scandé des slogans en faveur de la liberté d'expression dans le pays en guerre, louant le talent de ce ...