Le mufti de Tripoli, Malek Chaar (g.), et le mufti de la République, Abdellatif Deriane, à Dar el-Fatwa, à Beyrouth, le 30 mai 2020. Photo Ani
Le mufti de Tripoli, Malek Chaar, a annoncé samedi au mufti de la République, Abdellatif Deriane, qu'il ne se représenterait pas pour un troisième mandat à son poste, alors que ce mandat expire demain.
"Je voulais annoncer au mufti de la République que je ne me représenterai pas à mon poste de mufti de Tripoli", a affirmé le dignitaire sunnite à l'issue d'une réunion à Dar el-Fatwa. "J'ai remercié le mufti Deriane pour la confiance qu'il m'avait accordée lors de précédentes prorogations de mes fonctions", a-t-il ajouté. Il a encore confirmé que c’est le secrétaire général de Dar el-Fatwa-Tripoli, le cheikh Mohammad el-Imam, qui assurera l’intérim de sa présidence, jusqu’à l’élection d’un nouveau mufti pour la capitale du Liban-Nord
En décembre 2019, le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, avait décidé de prolonger le mandat du mufti de Tripoli jusqu'au 31 mai 2020. Le mufti de la capitale du Liban-Nord avait déjà atteint l’âge de la retraite (70 ans) en 2018, et un remplaçant devrait légalement lui être désigné. À la demande de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, ce mandat avait été prorogé une première fois jusqu’au 31 décembre 2019.
Selon des observateurs de la scène sunnite, les rapports entre le mufti de Tripoli, proche de Saad Hariri, et le cheikh Abdellatif Deriane ne sont pas au beau fixe, et un froid existe entre les deux hommes depuis que le cheikh Malek Chaar a brigué le poste de mufti de la République.


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