Sit-in des employés de la Cimenterie nationale sur la route de Chekka, le 27 mai 2020. Photo Ani
Des dizaines d'employés de la Cimenterie nationale libanaise ont bloqué mercredi matin toutes les voies de circulation de l'autoroute de Chekka, afin d'appeler les autorités à agir pour leur permettre de reprendre le travail. Cette industrie, l'une des plus importantes du pays, avait annoncé qu'elle allait "renvoyer chez eux 95%" des salariés dès début juin.
Manifestant au niveau du bâtiment, situé dans cette localité côtière du Liban-Nord, les employés ont exhorté le gouvernement et les ministres concernés à agir rapidement afin qu'ils puissent à nouveau travailler dans la carrière et relancer la production.
Ce mouvement de contestation a provoqué de gros embouteillages sur l'axe routier qui relie le Liban-Nord à Beyrouth.
Selon le PDG de la cimenterie Pierre Doumit, la décision de renvoyer les salariés est principalement liée à une "réglementation inadéquate" du secteur par les autorités, notamment au niveau des modalités d’autorisation d’exploitation des carrières, en vigueur depuis 2018.


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